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Le candidat du NPD en Beauce est Serge Bergeron 0

Frédéric Poulin
Serge Bergeron, candidat pour le NPD en Beauce.

Serge Bergeron, candidat pour le NPD en Beauce.

Serge Bergeron de Saint-Victor et autrefois de Saint-Éphrem a accepté l'offre du Nouveau Parti Démocratique (NPD) et briguera les suffrages en Beauce.

Âgé de 62 ans et retraité, Serge Bergeron a œuvré dans le secteur de l'éducation en majeure partie au Nouveau-Brunswick et en Ontario, où il a contribué à l'établissement d'école francophones. Il se dit d'ailleurs très sensible à la cause du français au Québec et au Canada, et déplore la sortie qu'a faite il y a quelques semaines par Maxime Bernier contre la Loi 101. «Il n'a pas vécu ailleurs au Canada, c'est certain!»

Pourquoi avoir choisi le NPD au lieu du Bloc Québécois? «Les bloquistes nous font tort. Voter pour le Bloc, c'est laisser le champ libre aux conservateurs», dit M. Bergeron, qui craint l'idée d'un gouvernement majoritaire conservateur, mais avec peu de représentants au Québec.

Il se dit réaliste et ne croit pas que la solution proposée par le Bloc et le PQ soient la bonne pour sauvegarder le fait français au Canada. Il a rappelé que le NPD a reconnu le caractère national du Québec en 2005 et qu'à la différence du Bloc, il est possible pour son parti de prendre le pouvoir.

Un chef qu'il estime

Serge Bergeron se dit proche du NPD depuis son début de carrière dans le Canada anglais, mais plus particulièrement depuis l'arrivée de Jack Layton comme chef. «J'aime sa politique, j'aime sa vision, j'aime ses idées. C'est ce genre de politique près des gens que j'aime, pas juste près des entreprises. Layton vient de Montréal: il tient au Québec pas juste électoralement, mais aussi culturellement, économiquement et socialement», croit M. Bergeron.

L'idée d'une coalition n'effraie pas Serge Bergeron, qui estime que son chef a démontré à plusieurs reprises être ouvert à travailler avec les autres partis. «Je préfère une coalition à un leadership qui nous diviserait», disait-il.

M. Bergeron dénonce la façon de faire de l'actuel député Maxime Bernier, avec son porte-à-porte et ses visites d'organisations diverses. «Au cours des 30 derniers mois, il m'a beaucoup déçu. Il préparait déjà une autre élection. Ce n'est pas de ça qu'on a besoin; il faut le faire d'une façon productive, pas juste visuelle!»

Faire son possible

C'est le jeudi 24 mars que Serge Bergeron recevait l'offre du NPD, offre qu'il acceptait le lendemain. Au moment de lui parler le mardi 29 mars, M. Bergeron était conscient de sa situation de candidat d'un parti peu organisé dans la région: «Je n'ai pas encore d'équipe, je n'ai pas de sous, je commence à zéro», reconnassait ce père de six enfants et grand-père de huit petits-enfants. «Je vais visiter les 37 municipalités de la Beauce et je vais faire mon possible!», concluait-il.