Prévenir les infections nosocomiales est une priorité en région

Centre intégré de santé et services sociaux de Chaudière-Appalaches


Publié le 15 février 2017

Le lavage des mains demeure le cœur de la prévention des infections en milieu hospitalier et sur les unités de soins.

©Gracieuseté

Un plan d'action régional visant à réduire les infections nosocomiales dans les établissements du Centre intégré de santé et services sociaux de Chaudière-Appalaches (CISSS-CA) a été adopté récemment. Au cours des cinq prochaines années, l'organisation veut développer une culture de prévention à travers le territoire afin d'améliorer la sécurité et l'accessibilité des soins des usagers.

«Le plan d'action régional vise à encadrer la prévention des infections nosocomiales dans toutes nos installations et selon toutes missions confondues afin d'assurer la qualité et la sécurité des soins dispensés aux usagers», explique Catherine Roy, chef de service de prévention et contrôle des infections à la direction des soins infirmiers - volet pratiques professionnelles et développement clinique au CISSS-CA.

Son service comprend une équipe de 13 infirmières cliniciennes qui interviennent quotidiennement dans la prévention des éclosions (influenza, gastro-entérites, conjonctivites, etc.), des infections de sites opératoires et de toutes transmissions de bactéries dans les quatre hôpitaux et des autres installations du territoire.

Laver les mains : la base

L'une des plus importantes tâches de son service est d'identifier et de promouvoir au sein de l'organisation, les pratiques de travail exemplaires à appliquer dans chacune des installations en fonction des caractéristiques de leur clientèle et de leurs processus. «L'hygiène des mains, est le cœur de notre travail, on coupe vraiment la transmission des infections nosocomiales», commente Mme Roy.

Un autre enjeu de cette bataille aux infections nosocomiales est la gestion des visiteurs. Ceux-ci doivent se soumettre aux mêmes règles de bases pour limiter la propagation des infections que le personnel soit se laver les mains, éternuer dans le coude, porter le masque en cas de toux et se vêtir des équipements de protection adéquats dans les zones de confinement. Il est toujours recommander de reporter un rendez-vous à l'hôpital ou la visite d'un proche sur une unité de soins en cas de symptômes de gastro-entérite ou d'influenza. «Nous avons déjà eu une éclosion d'infections due à un visiteur ayant été dans la salle de bain d'une chambre à quatre patients», dit Mme Roy.

En ce sens, le plan comprend aussi des stratégies permettant d’éliminer les chambres à plus de deux lits et les salles de toilette dans les établissements de soins.

Lutte à la résistance antibiotique

L'organisation implantera diverses mesures concernant les infections nosocomiales recommandées par le Ministère afin de livrer une lutte à la résistance aux antibiotiques causées notamment par des «superbactéries». L'organisation fera la promotion et de l'usage optimal des antibiotiques par les médecins afin de prévenir ce type d'infections chez les patients. «La gestion des antibiotiques est un problème de santé mondiale. Il y a plus de résistance qui se créée que d'antibiotiques qui se développe. C'est inquiétant», note Mme Roy.

Comme le dit le dicton, il vaut mieux prévenir que guérir parce que les conséquences sont nombreuses d'après Mme Roy. Les infections nosocomiales ont non seulement des répercussions physiques et psychologiques sur la clientèle et ses proches, mais occasionne aussi des coûts supérieurs aux établissements de santé pour l'organisation des soins, la médicamentation, la durée des séjours, les fournitures médicales, la multiplication des analyses et la surcharge de travail dans les laboratoires.