La Beauce n’est pas «enterrée» par la neige de la même façon


Publié le 17 février 2017

Les bancs de neige sont moins hauts dans le sud de la Beauce.

©TC Media - frédéric Desjardins

Plusieurs Beaucerons ont l’impression que le présent hiver bat des records par rapport à la neige au sol et au nombre d’averses reçues. Ce n’est que partiellement vrai selon MétéoMédia.

En date du 15 février, 128 cm de neige étaient tombés dans le secteur de Saint-Georges, la moyenne étant de 210 cm. Cependant, 50 cm de neige se trouvaient encore au sol, dix de plus qu’à l’habitude.

Autour de Sainte-Marie, les résidents ont fait face à des averses de neige totalisant 226 cm, une légère hausse de cinq centimètres comparé à la moyenne saisonnière.

Les accumulations neigeuses totalisaient 100 cm au sol à la mi-février, 30 de plus qu’habituellement.

«Le nord de la Beauce a été frappé par davantage de dépressions plus froides transportant uniquement de la neige. Au sud, les courants comprenaient plus un mélange de neige et de pluie à cause de mercures plus chauds», soutient André Monette, météorologue pour MétéoMédia.

Cette situation a causé notamment plus d’averses sous forme de grésil au sud de la Beauce, un temps faisant fondre une partie des bancs de neige. Même si ceux au nord sont plus gros, le record de 282 cm en averses neigeuses datant de 2008 ne sera pas battu selon André Monette.

Il rappelle aussi que depuis dix ans, la Beauce, comme le reste du Québec, a été frappée par des hivers plus cléments. La saison précédente, il a fallu attendre au 26 décembre pour voir les premiers flocons.

«On ne prévoit pas de fortes dépressions d’ici la fin de l’hiver. Nous pourrons en dire davantage lors de notre aperçu du printemps qui sortira le 27 février», ajoute-t-il.

En voyant toute cette neige, doit-on craindre des inondations avec le retour des beaux jours d’ici quelques semaines ?

«C’est certain que le risque est plus grand. Il faut souhaiter que la neige fonde progressivement et qu’on ne se retrouve pas avec de fortes pluies rapprochées», précise André Monette.