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La maltraitance ne sera pas tolérée au CHSLD de Beauceville


Publié le 2 avril 2017

Michel Beaulieu, président du comité des résidents.

©TC Media - Frédéric Desjardins

Le comité des résidents du CHSLD de Beauceville maintient que les cas de maltraitance survenus dans l’établissement ne devront jamais se reproduire.

Il faut apprendre d’une situation comme ça. Je salue la confiance des employés envers nous dans ces dénonciations.

Daniel Paré, président-directeur général du CISSS-CA

Michel Beaulieu, président du comité, a réitéré cette affirmation le 2 avril durant l’assemblée annuelle du CHSLD.

Onze résidents auraient été victimes du mauvais comportement d’une préposée aux bénéficiaires ne travaillant plus au CHSLD. La Sûreté du Québec a ouvert une enquête, mais les familles touchées ont décidé de ne pas s’identifier afin de ne pas nuire au travail des policiers.

«Nous avons eu une rencontre le 27 février avec Manon Trudel qui est chef de service. Elle nous a fait part de cas de maltraitance après les dénonciations de collègues de travail. Après une enquête interne du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) Chaudière-Appalaches qui s’est terminée le 7 mars, nous avons appris que le lien entre l’employée et le CISSS-CA étaient rompu», confirme Michel Beaulieu.

Daniel Paré, président-directeur général du CISSS-CA.
TC Media - Frédéric Desjardins

Le rapport d'enquête de la commissaire aux plaintes du CISSS-CA mentionne qu’un événement de maltraitance avait été rapporté dès février 2016 à l’ancienne chef de service (Manon Trudel est en fonction depuis janvier 2017).

L’enquête allègue que la nature des mesures imposées à l’époque contre la préposée fautive ne correspondait pas aux pratiques de gestion attendues. On parle d’un avis verbal sans aucun suivi de la chef de service. Selon nos sources, elle aurait déchargé sa responsabilité sur l’équipe de préposée aux bénéficiaires.

«On ne savait pas qu’il y avait eu quelque chose en février 2016. Aucune plainte formelle n’avait été faite à ce moment-là. Il faut apprendre d’une situation comme ça. Je salue la confiance des employés envers nous dans ces dénonciations. On va toujours protéger les plus vulnérables», précise Daniel Paré, président-directeur général du CISSS-CA.

Michel Beaulieu se réjouissait que les gens à l’assemblée ne portent pas un jugement négatif envers le comité. «Ça me réconforte, car on veut rester les yeux et les oreilles des résidents et de leurs proches. Moi-même, je suis ici presque tous les jours», admet-il.

Loi 115

François Paradis, porte-parole de la CAQ pour les aînés.
TC Media - Frédéric Desjardins

Ces cas de maltraitance coïncident avec l’étude à Québec du projet de loi 115 visant à lutter contre la maltraitance envers les aînés et toute autre personne majeure vulnérable.

Porte-parole de la Coalition Avenir Québec (CAQ) pour les aînés, François Paradis était à Beauceville pour rappeler que cette loi prône le signalement obligatoire et des sanctions pénales.

«L’enjeu, c’est la protection pure et simple des aînés. On a un devoir moral et légal de dénonciation. Il faut se donner ce levier-là pour faire en sorte que plus jamais l’on se permette de fermer les yeux sur quelque chose que collectivement, on n’est plus capable d’endurer», a-t-il expliqué.

Michel Beaulieu est en accord avec François Paradis. «Notre comité de résidents n’a pas encore pris une position officielle, mais ce sera sûrement le cas bientôt», ajoute-t-il.