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Marguerite Blais prône la compassion pour les plus vulnérables


Publié le 2 avril 2017

Marguerite Blais croit que la majorité des employés en CHSLD font un excellent travail.

©TC Media - Frédéric Desjardins

Invitée comme conférencière à l’assemblée annuelle du CHSLD de Beauceville, Marguerite Blais voit un aspect positif dans les histoires de maltraitance survenues dans l’établissement.

«Ça donne le signal à plus de 400 CHSLD au Québec que ça prend une tolérance zéro dans ce genre de situation. Dans la maltraitance, il y a les résidents qui souffrent, mais aussi les familles et le personnel», explique-t-elle.

Marguerite Blais a rappelé l’importance de défendre la dénonciation obligatoire et les sanctions pénales que pourrait contenir le projet de loi 115 présentement à l’étude à l’Assemblée nationale.

Elle a d’ailleurs cosigné une lettre ouverte avec le député François Paradis en soutenant que le projet de loi ne va pas assez loin dans sa forme actuelle.

Ministre responsable des ainés de 2007 à 2012 sous le gouvernement de Jean Charest, Marguerite Blais avait d’ailleurs instauré la commission parlementaire sur les conditions de vie des personnes hébergées en CHSLD.

Par rapport aux cas de maltraitance, celle-ci refuse toutefois de jeter la pierre à l’ensemble du personnel.

«Les employés travaillent dans des conditions parfois difficiles avec des personnes en lourde perte d’autonomie. Pour une personne qui a posé des gestes malveillants à l’endroit de personnes vulnérables, l’ensemble du personnel se sent stigmatisé. En général, ces gens-là travaillent très bien. Ils ont un bon cœur et font leur possible», pense-t-elle.

Maintenant conseillère spéciale auprès d’Octane stratégies et communication au niveau des ainés et proches aidants, Marguerite Blais a aussi rappelé l’importance d’offrir un meilleur soutien aux proches aidants.

Pendant sept mois, elle a vécu cette situation auprès de son conjoint avant son décès d’un cancer en 2015.

«Jean-Guy avait mis sa carrière de côté pour que je puisse accomplir tout ce que j’ai fait. C’était normal pour moi que je m’occupe de lui, mais ça m’a beaucoup usé. Être proche aidant, c’est un rôle d’amour où l’on aime passionnément la personne», conclut-elle.