Sections

Problématiques de l'enfance : Guillaume Rancourt veut mieux outiller les parents


Publié le 16 juillet 2017

Guillaume Rancourt a sa clinique à Saint-Georges et aura son bureau de consultation à l'Espace Notre-Dame.

©TC Média - Jean-François Fecteau

Éducateur spécialisé et coach familial, Guillaume Rancourt a fondé la Clinique de l'enfant à Saint-Georges en 2015 pour partager son expertise sur les diverses problématiques reliées à l'enfance telles que l'anxiété, l'opposition, les troubles du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) ou encore le Trouble du spectre de l'autisme (TSA).

Natif de Saint-Martin, M. Rancourt offre des ateliers et des services d'accompagnement personnalisé aux familles. Son but est d'assurer le bien-être de chaque enfant par l'action en se déplaçant où se vit la problématique (service de garde, en milieu scolaire ou à domicile). «J'aime beaucoup travailler avec la pédagogie et amener un regard différent face aux crises des enfants ainsi qu'à leurs comportements dérangeants», précise-t-il.

Il cite en exemple les types de conflit d'opposition entre parents et enfants. Selon lui, les parents ne doivent pas livrer une guerre de pouvoir à l'enfant dans l'espoir «de casser son petit caractère». «Quand on casse quelque chose, c'est rare dans la vie que cela amène du positif. Apporter des changements mineurs dans la vision des parents génère bien souvent des résultats majeurs chez l'enfant», insiste-t-il.

M. Rancourt ajoute aussi pour dire que les solutions éprouvées ne sont pas les mêmes pour chaque enfant. «Si j'ai 50 clients qui présentent des symptômes TDAH, il va y avoir 50 façons de travailler avec eux», illustre le coach familial ayant suivi notamment des formations chez S.O.S. Nancy.

Une formation unique en Beauce

L'éducateur spécialisé est l'un des rares intervenants en région à avoir complété une formation de deux ans avec les fondatrices du concept québécois SACCADE, Lise St-Laurent et Brigitte Harrisson, travailleuse sociale et elle-même autiste. Ce modèle d’intervention unique est adapté aux personnes du spectre autistique qui comprend un langage conceptuel propre à celles-ci. «Ces dernières cherchent aussi à faire accepter le Langage SACCADE conceptuel au même titre que le braille pour les personnes atteintes de cécité et le langage des signes pour les malentendants», révèle M. Rancourt.

Il souligne que ce langage conceptuel permet de créer un pont communicationnel entre les personnes autistes et les non autistes. Il a pour but de diminuer l’anxiété, les troubles de comportement et augmente l’initiative et la spontanéité.

Quant à l'augmentation du nombre d'autistes au fil des dernières années, il considère que le dépistage de ces personnes s'est amélioré avec le temps. «La prévalence n'est pas plus grande qu'auparavant, il s'agit d'un mythe par rapport à l'autisme», croit M. Rancourt qui a travaillé plusieurs années dans le réseau de la santé.