Sections

Une Georgienne souhaite rapatrier le corps de son père décédé à Cuba


Publié le 24 août 2017

Angélique Villeneuve-Veer et son père Gustave Villeneuve.

©gracieuseté

Une famille de Saint-Georges vit un drame depuis le 18 août dernier, lorsque le père de famille, Gustave Villeneuve, est décédé subitement d’une crise cardiaque alors qu’il était en voyage sur les plages de Cuba avec sa femme. La fille du couple souhaite maintenant amasser de l’argent afin de rapatrier le corps de son père et commencer à vivre son deuil.

Le triste événement est survenu le jour même du 23e anniversaire de leur fille, Angélique Villeneuve-Veer, le 18 août dernier. «C’est ma grand-mère qui m’a avisée le lendemain. J’ai eu un moment de panique. Je pense que je n’ai jamais crié aussi fort de toute ma vie», explique la jeune femme, qui fait preuve de courage pour traverser cette épreuve de la vie.

«Lorsque j’ai enfin pu parler à ma mère, le lendemain soir, elle me disait que les coûts de rapatriement du corps étaient très élevés et elle ne savait pas si l’assurance allait couvrir les frais. Après avoir réfléchi à comment je pouvais faire, j’ai décidé de lancer la campagne de financement», souligne Angélique.

Depuis le retour de sa mère en Beauce, les démarches se succèdent. «Les ressources humaines de la compagnie où travaillait mon père ont téléphoné et sont venues nous rencontrer à la maison et elle prendra en charge le tout. […] Je continue quand même la collecte, car je sais qu’un montant va être payé par les assurances, soit celle de voyage ou celle du travail de mon père, mais on ne sait pas lequel et on ne sait pas ce qu’il va falloir débourser de notre poche», mentionne la jeune femme, encore étudiante.

Angélique et sa mère, ne savent pas non plus, si elles devront payer le montant total, environ 10 000 $ pour rapatrier le corps et se faire rembourser par la suite par les assurances, mais pour elles, il est hors de question de laisser M. Villeneuve à Cuba. Normalement, les frais de rapatriement comprennent l’embaumement, le transport et les frais légaux. Le reste est pris en charge par le salon funéraire choisi par la famille.

Un baume

Au moment d’écrire ses lignes, près de 8 000 $ ont déjà été amassés sur le site de sociofinancement OneDollarGift.com. «De voir le support de toutes les personnes, amis, connaissances, et même des gens que je ne connais pas, ça fait tellement du bien. C’est ce qui me fait le plus de bien en ce moment. Il y a plein de gens qui m’écrivent de beaux messages. Et ça me permet d’aider ma mère là-dedans. Il faut que je sois forte pour ma mère. Elle était présente et je sais qu’elle a les images qui lui reviennent», mentionne Angélique.

La Georgienne ne pourra faire entièrement son deuil que lorsque son père aura des funérailles ici, en Beauce. «Je réalise qu’il n’est plus là, mais en même temps non. Des moments j’éclate en sanglots et d’autres, j’arrive à avoir des fous rires avec mes amis». Ce tourbillon d’émotions fortes ne s’apaisera qu’avec le temps, mais Angélique sait que de là-haut, son père veille sur elle et sa mère.

Le drame

Angélique raconte que sur la plage à Cuba, sa mère est allée se baigner et a demandé à son père de la rejoindre. En se levant, il a été déséquilibré et a mis un genou à terre. C’est à ce moment qu’il s’est effondré dans le sable. «Ma mère a couru vers lui et a demandé de l’aide. Il respirait encore. Il n’y avait pas de médecin sur place et l’ambulance est venue». Malheureusement, il n’a pas été possible de sauver la vie de Gustave Villeneuve.