Sections

Un grave accident simulé à Saint-Victor


Publié le 25 septembre 2017

Les victimes capables de marcher sont évacuées de l’autobus et envoyées dans un deuxième autobus.

©TC Media - Veronique Veilleux

Les pompiers de Beauceville, en collaboration avec ceux de Saint-Victor et de la Haute-Beauce, ont procédé à une simulation d’accident dont le but était de tester la coordination entre les différents intervenants. L’exercice s’est déroulé samedi dernier au garage municipal de Saint-Victor.

Vers 8 h 15, un appel 9-1-1 est fait à la centrale d’urgence annonçant un accident entre un autobus scolaire et une voiture. Aussitôt le processus se met en branle. «Tout ce qui se fait ici, c’est en temps réel pour tester le temps de réponse approximatif pour une intervention comme ça», explique Frédéric Morin, lieutenant au Service de sécurité incendie de la ville de Beauceville.

La victime prisonnière est évacuée.
TC Media - Veronique Veilleux

En arrivant sur les lieux, les premiers répondants évaluent la situation, font un premier triage et effectuent un compte rendu aux ambulanciers qui, une fois sur place, font le triage final. Les blessés sont triés selon un système de couleurs indiquant la gravité des blessures, soit le noir (décès), rouge (graves), jaune (instables) et vert (stables).

«On en a profité pour vérifier nos modes de triages, la disponibilité des véhicules ambulanciers [et celle] des centres hospitaliers [de Saint-Georges et Thetford]», explique Pierre Nadeau, directeur des secteurs clinique et opérationnel du groupe Cambi.

Le conducteur de la voiture étant décédé, la priorité est d’évacuer les passagers de l’autobus. Une victime coincée à l’arrière empêche les personnes à l’avant de sortir. Il faut donc faire appel aux unités de désincarcération pour créer une ouverture, non sans avoir d’abord stabilisé le véhicule pour éviter qu’il ne bouge durant l’intervention.

Les intervenants démontent la voiture pour sortir le corps du conducteur décédé.
TC Media - Veronique Veilleux

«Ce ne sont pas des équipes qui travaillent ensemble naturellement. On n’a pas vraiment de travail commun à faire. C’est une bonne pratique pour arrimer nos techniques et nos modes de fonctionnement», explique M. Morin.

Quand les passagers capables de marcher sont sortis, les intervenants dégagent la victime qui est coincée en utilisant des coussins de levage. Elle est mise sur un brancard, puis sortie par l’arrière et amenée dans l’ambulance. Ensuite, il faut sortir le corps qui est dans la voiture en sécurisant l’auto, puis en enlevant les portières, le montant et le toit.

«Tout le monde est très satisfait. La coordination a été très bonne. La communication a été très bonne», se réjouit le lieutenant Morin. Ce dernier ajoute qu’au terme de cette simulation, les intervenants vont se réunir afin de voir ce qui pourrait être à améliorer.