Les vignerons réclament un tête-à-tête avec Philippe Couillard

Claude Hébert claude.hebert@tc.tc Publié le 16 janvier 2016

Charles-Henri de Coussergues, copropriétaire du vignoble de L'Orpailleur et président ex-officio de l'Association des vignerons du Québec.

©TC Media - Archives

L'Association des vignerons du Québec demande une rencontre d'urgence avec le premier ministre Philippe Couillard pour discuter des coupures dans le programme de soutien à la commercialisation.

«S'il n'y a pas d'oreille attentive, il y aura des moyens de pression, c'est sûr», affirme Charles-Henri de Coussergues, copropriétaire du vignoble de L'Orpailleur et président ex-officio de l'Association des vignerons du Québec.

«La Société des alcools du Québec verse 6 $ par bouteille aux producteurs de vin et revend cette même bouteille 16 $, explique M. de Coussergues. On parle ici d'une majoration de 145 %. Il faudrait que le gouvernement soit moins gourmand et offre un réel soutien aux viticulteurs, comme c'est le cas en Ontario, en Colombie-Britannique et en Nouvelle-Écosse.»

Le gouvernement du Québec s'était engagé à remettre aux viticulteurs une partie des profits réalisés par la SAQ avec la vente des vins québécois, soit 4 $ sur le 10 $ de profit généré par la vente d'une bouteille, et ce, pour une période de 3 ans. La remise pour 2015 sera de 1 $ par bouteille et non de 4 $ comme il avait été entendu

«En vertu de cette entente, notre vignoble aurait dû recevoir un crédit de 300 000 $ pour l'année 2015. Or, on vient de nous aviser que le montant du chèque sera plutôt de 100 000 $», précise M. de Coussergues.

Ce dernier comprend mal comment le gouvernement du Québec peut ainsi changer la donne de façon unilatérale, alors que les dépenses de promotion ont déjà été engagées.

«C'est d'autant plus surprenant que le ministre des Finances affirmait encore l'été dernier que le programme serait honoré», ajoute le copropriétaire de L'Orpailleur.

Selon Charles-Henri de Coussergues, le Québec perd des millions en retombées économiques en raison du «désintérêt de l'État» envers ses vignerons.

En manchette

Les vignerons réclament un tête-à-tête avec Philippe Couillard

Claude Hébert claude.hebert@tc.tc Publié le 16 janvier 2016

Charles-Henri de Coussergues, copropriétaire du vignoble de L'Orpailleur et président ex-officio de l'Association des vignerons du Québec.

©TC Media - Archives


L'Association des vignerons du Québec demande une rencontre d'urgence avec le premier ministre Philippe Couillard pour discuter des coupures dans le programme de soutien à la commercialisation.

«S'il n'y a pas d'oreille attentive, il y aura des moyens de pression, c'est sûr», affirme Charles-Henri de Coussergues, copropriétaire du vignoble de L'Orpailleur et président ex-officio de l'Association des vignerons du Québec.

«La Société des alcools du Québec verse 6 $ par bouteille aux producteurs de vin et revend cette même bouteille 16 $, explique M. de Coussergues. On parle ici d'une majoration de 145 %. Il faudrait que le gouvernement soit moins gourmand et offre un réel soutien aux viticulteurs, comme c'est le cas en Ontario, en Colombie-Britannique et en Nouvelle-Écosse.»

Le gouvernement du Québec s'était engagé à remettre aux viticulteurs une partie des profits réalisés par la SAQ avec la vente des vins québécois, soit 4 $ sur le 10 $ de profit généré par la vente d'une bouteille, et ce, pour une période de 3 ans. La remise pour 2015 sera de 1 $ par bouteille et non de 4 $ comme il avait été entendu

«En vertu de cette entente, notre vignoble aurait dû recevoir un crédit de 300 000 $ pour l'année 2015. Or, on vient de nous aviser que le montant du chèque sera plutôt de 100 000 $», précise M. de Coussergues.

Ce dernier comprend mal comment le gouvernement du Québec peut ainsi changer la donne de façon unilatérale, alors que les dépenses de promotion ont déjà été engagées.

«C'est d'autant plus surprenant que le ministre des Finances affirmait encore l'été dernier que le programme serait honoré», ajoute le copropriétaire de L'Orpailleur.

Selon Charles-Henri de Coussergues, le Québec perd des millions en retombées économiques en raison du «désintérêt de l'État» envers ses vignerons.