Hausse des prix des aliments: les banques alimentaires craignent le pire

Publié le 31 janvier 2016

Alimentation

©Photo Gracieuseté Deposit Photos

Les banques alimentaires canadiennes espèrent que le contrecoup qu'elles ont subi à la suite de la hausse des prix des aliments ne fera pas boule de neige pour se transformer en véritable crise.

Si chaque organisme a ses propres défis à relever, plusieurs affirment que des prix plus élevés au milieu de l'hiver limitent la quantité de nourriture qu'ils peuvent acheter et ont un impact sur les dons, en plus de faire grimper la demande pour leurs services.

Les prix des produits frais ont commencé à augmenter après Noël alors que le mauvais temps dans les régions agricoles américaines et la chute du dollar canadien ont causé une flambée du coût des importations. Certaines banques alimentaires ont changé leur menu, se tournant vers les aliments en conserve ou surgelés. La plupart ont tenté d'avoir accès à des produits locaux, particulièrement les légumes-racines.

Selon Michael Maidment, le directeur général de l'Ottawa Food Bank, les marchands de légumes ont cependant prévenu leur clientèle que les prix de ces produits risquaient aussi de grimper en raison de la plus forte demande. Un bon exemple: le prix des carottes cultivées en Ontario, une solution de rechange commune à d'autres articles plus coûteux, a fait un bond de 18 pour cent en deux semaines, a indiqué M. Maidment.

Cela pèsera lourd sur le budget de 50 000$ que sa banque alimentaire entend consacrer à l'achat de produits frais. Cette somme doit lui permettre de se procurer suffisamment de nourriture jusqu'au printemps, moment où l'organisme cultivera ses propres légumes avec l'aide de bénévoles.

Ce n'est pas non plus une bonne nouvelle pour la responsable de l'Edmonton Food Bank, qui a reporté sa commande de carottes parce que la facture avait doublé juste au moment où il y avait encore plus de bouches à nourrir.

Le ralentissement économique en Alberta provoqué par le recul du prix du pétrole sur le marché mondial a entraîné une hausse de 60 pour cent de la clientèle. En décembre, 19 000 personnes, dont plusieurs s'étaient retrouvées au chômage au cours des derniers mois, ont eu recours à la banque alimentaire d'Edmonton.

La Presse Canadienne

Hausse des prix des aliments: les banques alimentaires craignent le pire

Publié le 31 janvier 2016

Alimentation

©Photo Gracieuseté Deposit Photos


Les banques alimentaires canadiennes espèrent que le contrecoup qu'elles ont subi à la suite de la hausse des prix des aliments ne fera pas boule de neige pour se transformer en véritable crise.

Si chaque organisme a ses propres défis à relever, plusieurs affirment que des prix plus élevés au milieu de l'hiver limitent la quantité de nourriture qu'ils peuvent acheter et ont un impact sur les dons, en plus de faire grimper la demande pour leurs services.

Les prix des produits frais ont commencé à augmenter après Noël alors que le mauvais temps dans les régions agricoles américaines et la chute du dollar canadien ont causé une flambée du coût des importations. Certaines banques alimentaires ont changé leur menu, se tournant vers les aliments en conserve ou surgelés. La plupart ont tenté d'avoir accès à des produits locaux, particulièrement les légumes-racines.

Selon Michael Maidment, le directeur général de l'Ottawa Food Bank, les marchands de légumes ont cependant prévenu leur clientèle que les prix de ces produits risquaient aussi de grimper en raison de la plus forte demande. Un bon exemple: le prix des carottes cultivées en Ontario, une solution de rechange commune à d'autres articles plus coûteux, a fait un bond de 18 pour cent en deux semaines, a indiqué M. Maidment.

Cela pèsera lourd sur le budget de 50 000$ que sa banque alimentaire entend consacrer à l'achat de produits frais. Cette somme doit lui permettre de se procurer suffisamment de nourriture jusqu'au printemps, moment où l'organisme cultivera ses propres légumes avec l'aide de bénévoles.

Ce n'est pas non plus une bonne nouvelle pour la responsable de l'Edmonton Food Bank, qui a reporté sa commande de carottes parce que la facture avait doublé juste au moment où il y avait encore plus de bouches à nourrir.

Le ralentissement économique en Alberta provoqué par le recul du prix du pétrole sur le marché mondial a entraîné une hausse de 60 pour cent de la clientèle. En décembre, 19 000 personnes, dont plusieurs s'étaient retrouvées au chômage au cours des derniers mois, ont eu recours à la banque alimentaire d'Edmonton.

La Presse Canadienne