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Vélo de montagne MSG veut attirer plus d'adeptes à Saint-Georges


Publié le 9 août 2017

Jason Pouliot montre la carte actuelle des sentiers chez Vélo de montagne MSG.

©TC Média - Jean-François Fecteau

Saint-Georges veut devenir une destination de choix pour les adeptes de vélo de montagne au Québec. Pour y parvenir, les administrateurs de l'organisme Vélo de montagne MSG (Mont Saint-Georges) désirent bonifier davantage l'offre de sentiers afin de plaire tant aux débutants qu'aux experts.

Les sentiers de vélo de montagne en plein développement à Saint-Georges.
TC Média - Jean-François Fecteau

Déjà, des sportifs d'un peu partout en région et de l'extérieur des frontières de la Beauce viennent régulièrement parcourir les 15 kilomètres de sentiers aménagés le long de la rivière Famine et près du Centre de ski municipal. Le site offre 12 pistes pour ravir les amateurs de cross-country, d'enduro ou de <I>freeride<I>. «Nous pouvons faire d'une à deux heures de vélo sans passer deux fois dans les mêmes sentiers. C'est très bon pour la région. Un réseau en ville, c'est unique. Cependant, pour devenir une destination, il faut passer au moins à 30 kilomètres de sentiers pour rivaliser avec les autres endroits au Québec», croit son vice-président, Jason Pouliot passionné lui aussi du vélo de montagne.

À titre d'exemple, le membre de Vélo MSG mentionne que Saint-Raymond est l'endroit tendance pour le vélo de montagne. «Cette année, ils attendaient 800 000 personnes dans leur sentier. Nous sommes un petit joueur, oui, mais les gens aiment venir ici parce que c'est en ville (à deux kilomètres du centre-ville) et que la montagne est intéressante. La qualité des sentiers est bonne», ajoute Jason.

Des projets plein la tête

Pour attirer ces adeptes à Saint-Georges, Vélo de montagne MSG entend diversifier son offre de sentiers pour attirer une clientèle élargie. «Nous avons des projets pour notamment développer un réseau de sentiers débutant. Nous souhaitons que les gens et les familles, qui n'ont pas de vélos très dispendieux, puissent passer la journée dans notre environnement et puisse découvrir notre région. Nous nous donnons cinq ans pour devenir une destination pour le vélo de montagne», poursuit M. Pouliot.

Récemment, l'organisme a eu un coup de main du ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l'Électrification des Transports. Celui-ci lui a procuré l'autorisation d'étendre son réseau de sentiers jusqu'à l'autoroute 73. «Nous voulons amorcer la construction de nouveaux sentiers dès l'année prochaine», ajoute Jason Pouliot.

Le Fat Bike Fun a permis de mieux faire connaître le site de Vélo de montagne MSG.
TC Média - Jean-François Fecteau

En plein essor depuis sa création en 2013, le site de Vélo MSG se démarque aussi par la qualité du drainage du sol qui permet de maintenir des sentiers durables et d'offrir de bonnes conditions aux amateurs. En saison hivernale, c'est près de 10 km de pistes sont disponibles pour le «fat bike» qui est offert.

Comment se rendre?

Les amateurs doivent se rendre au centre de ski Saint-Georges (2800, 107e Rue) pour rouler sur les sentiers de Vélo de montagne MSG. Un droit de passage de 5 $ est suggéré pour ceux qui ne détiennent pas l'abonnement de saison disponible au coût de 40 $. Pour plus de détails, consultez le site Facebook de Vélo de montagne MSG.

L'impact du cyclotourisme au Québec

  • Les dépenses annuelles des cyclistes au Québec s'élèvent à 696,6 M$ dont 108 M$ sont attribuables à la clientèle hors Québec
  • Les dépenses des Québécois en lien avec le marché du vélo et d’équipements au Québec pour l’année 2015 atteignent 492,7 M$
  • Le secteur du vélo comprenant les dépenses touristiques des cyclistes et celles associées au marché du vélo a contribué à l’économie du Québec pour un total d’environ 745 M$ en 2015
  • Un cyclotouriste de l'extérieur du Québec dépense en moyenne 242 $ par jour (hébergement-restaurant, etc..) contrairement à 198,47 $ pour un cyclotourisme québécois qui fait du  vélo sa principale activité. Elle est de 249 $ lorsque le cyclotouriste fait plus que le vélo lors d'un séjour.

Source : Étude sur le cyclotourisme de la chaire du tourisme Transat de l'ESG de l'Université du Québec à Montréal.