À nous, de nous

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Par Simon Busque
À nous, de nous
Le ministre des Finances a donné une conférence lors d'un événement organisé par la Chambre de commerce de Saint-Georges et le Conseil économique de Beauce.

Il vous est possiblement déjà arrivé de vous offrir un petit cadeau en prenant bien soin d’inscrire la mention «À moi, de moi», histoire de vous gâter un peu.

Après avoir vu le gouvernement du Québec distribuer les bonbons aux quatre vents lors de la présentation du budget la semaine dernière, je n’ai pu que me remémorer cette fameuse mention en y allant d’une variante «À nous, de nous».

Car il faut bien le dire, le dernier budget Leitão est rempli de cadeaux pour à peu près tout le monde. Santé, éducation, service de la dette, familles, PME, bref un peu tout le monde y trouve son compte. Il est donc très difficile de s’objecter à ce budget quelle que soit votre allégeance politique. Mais pour arriver à ce résultat spectaculaire, il a fallu en faire des sacrifices et c’est là que le bât blesse.

Au cours de ses trois premières années au pouvoir, le gouvernement de Philippe Couillard ne s’est surtout pas gêné pour adopter des mesures que plusieurs qualifient «d’austérité» alors que le premier ministre préférait plutôt parler de «rigueurs budgétaires». Quelle que soit le terme utilisé, il y a eu bien des coupures, entre autres dans les domaines de la santé et de l’éducation, afin disait-on d’assainir les finances publiques. Vous et moi avons aussi largement contribué à ce «success story» de par nos impôts et taxes de toutes sortes. Il faut croire que la façon de faire a été fort efficace car depuis la semaine dernière, les coffres sont grands ouverts.

C’est tout de même drôle que les finances publiques soient tout d’un coup sous contrôle alors que nous sommes en pleine année électorale. Vous me direz que la stratégie de distribuer des bonbons en année électorale est vieille comme le monde et je serai d’accord avec vous, mais la tenue d’élections à date fixe va drôlement contribuer à amplifier ce phénomène.

Il ne faut pas perdre de vue que nous étions les contribuables les plus taxés en Amérique du Nord et que nous le sommes encore. Il y a donc une grande place à amélioration.

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