Aborder la maladie et la vieillesse avec le théâtre clownesque

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Par Andréanne Huot
Aborder la maladie et la vieillesse avec le théâtre clownesque
Marie-Pier Landry a produit une pièce de théâtre clownesque intitulée Histoires de vie.

L’artiste multidisciplinaire Marie-Pier Landry de Saint-Éphrem vient de terminer la première phase de son nouveau projet, un spectacle-laboratoire de théâtre clownesque qu’elle a présenté à différents publics en Beauce.

Intitulé Histoires de vie, le spectacle clownesque réalisé par Marie-Pier Landry est basé sur le vécu d’une dizaine de résidents rencontrés dans un Centre hospitalier de soins longue durée (CHSLD) de la région. Le processus de création a été rendu possible grâce à une bourse Art Accès en Chaudière-Appalaches du Conseil des arts et lettres du Québec.

Elle a présenté quatre représentations de son spectacle dans la dernière semaine de juin, soit au Moulin Bernier de Courcelles, à l’organisme d’entraide en santé mentale Le Murmure à Beauceville, au CHSLD de Saint-Georges et à la Maison des jeunes Beauce-Sartigan.

Il faut savoir qu’avant de se lancer dans ce projet, Marie-Pier avait déjà un bon bagage de connaissances sur le sujet. Elle a un baccalauréat en théâtre d’intervention et travaille dans le domaine de l’intervention sociale. Depuis cinq ans, elle est clown thérapeutique pour l’organisme Jovia à Québec. Sa démarche était donc de joindre les deux. «J’avais envie de pousser ça plus loin et envie de monter une pièce avec ces gens-là», ajoute-t-elle. Son objectif premier était de briser l’isolement.

Il s’agit d’un spectacle d’environ 45 minutes où Marie-Pier Landry est seule en clown sur scène. Elle est cependant accompagnée de la musicienne Édith Beauséjour. «Ça fait un environnement sonore intéressant et ça ajoute de la poésie», indique-t-elle. Si elle a choisi le clown, c’est pour sa grande sensibilité. «C’est un être naïf et innocent et il raconte les histoires avec candeur. Il y a une grande poésie dans le clown».

Elle aborde entre autres différents sujets, comme la perte de la mémoire en début de spectacle où elle est en quête des souvenirs de grand-maman. La sclérose en plaques est aussi évoquée. «C’est un des numéros qui a le plus touché les gens», mentionne l’artiste. Bien que le spectacle puisse plaire à tous les publics, il est plutôt conçu pour un public adulte.

La suite

La prochaine étape est de présenter le spectacle en salle. D’ici la fin de l’année, elle essaiera d’obtenir une subvention.

Par ailleurs, Marie-Pier Landry a récemment passé trois semaines en France pour un stage de formation en clown social avec Bataclown. «Il a porté un regard aiguisé sur mon jeu théâtral clownesque. Et l’accompagnement est très humain. Il essaie de faire sortir le meilleur de nous», explique la comédienne.

Rappelons que Marie-Pier est aussi musicienne dans le groupe Vent Fou.

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