Chaudière-Appalaches n’est pas en retard sur le reste du Québec

L’Association québécoise de la production d’énergie renouvelable (AQPER) estime que Chaudière-Appalaches suit la tendance écologique provinciale en matière d’énergie propre.

Publiée par l’organisme, une carte numérique des installations productrice d’énergie renouvelable (planenergierenouvelable.aqper.com) semble pourtant démontrer que notre région s’implique moins à ce niveau que d’autres secteurs.

«Pour une question de ressources humaines, la carte n’est pas mise à jour aussi constamment que l’on voudrait. Aussi, on n’inclut pas toutes les initiatives, car il existe plusieurs projets mineurs qui font quand même une différence», mentionne Jean-François Samray, président-directeur général de l’AQPER.

Cet organisme sans but lucratif existe d’ailleurs pour valoriser la production d’énergie renouvelable auprès du public. L’AQPER compte une centaine de membres et comprend  cinq comités formés de différents partenaires privés.

«On a tous un intérêt commun de voir la création de nouveaux projets. Nous voulons référer les gens aux bons endroits et faciliter les contacts entre de futurs partenaires», de dire M. Samray.

Exemple éolien

Parmi les réussites en énergie renouvelable en Chaudière-Appalaches, l’AQPER mentionne entre autres le parc éolien de Saint-Robert-Bellarmin. Opérationnel depuis 2012, ce parc contient 40 éoliennes pour une production combinée de 80 MW. Il a été construit par EDF-EN Canada.

Sur ce même territoire, le parc éolien communautaire du Granit a amorcé ses activités en 2014. Composé de douze éoliennes, celui-ci est détenu à 30 % par Énergie du Granit. EDF-EN Canada conserve la balance du projet et gère le fonctionnement du parc qui devrait générer des profits de 14 M$ à 20 M$ sur 20 ans pour les 16 municipalités actionnaires.

«Ce projet a démontré toutes les étapes de l’acceptabilité sociale reliée à une idée d’énergie renouvelable. La compagnie et les municipalités en retirent des bénéfices et comprennent leurs réalités mutuelles», pense M. Samray.

Chaudière-Appalaches est aussi une région où l’agriculture et la foresterie occupent des places importantes au quotidien. Les initiatives énergétiques en biomasse et biométhanisation seraient donc plus faciles à mettre en place selon l’AQPER.

«Il y a d’autres projets renouvelables à venir chez vous dont on ne peut parler pour l’instant, car les développeurs ne sont pas encore prêts à aller totalement de l’avant», d’ajouter Jean-François Samray.

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http://www.leclaireurprogres.ca/actualites/economie/2016/4/6/economiser-grace-a-la-biomasse-et-lenergie-solaire.html