Conclusions encourageantes selon le COBARIC
ENVIRONNEMENT. Bien au fait des rapports du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP), sur les hydrocarbures dans la rivière Chaudière, le COBARIC y voit des nouvelles positives sur la résilience du cours d’eau.
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Les processus d’atténuation naturelle, comme la dispersion physique et la biodégradation, ont porté fruit selon la directrice générale Véronique Brochu.
« On constate une grande résilience du milieu naturel. Les secteurs rocheux ne sont plus touchés. Quant aux zones d’accumulation des sédiments fins, c’est constamment en diminution. Nous sommes chanceux que le déversement comportait des hydrocarbures légers », indique cette dernière.
Le brassage des activités humaines pourrait relâcher des hydrocarbures restants. Autrement, ceux-ci ne représenteront aucun danger. « On doit éviter le dragage, une opération qui créera plus de dommages sur l’environnement », affirme Mme Brochu.
De 2013 à 2023, les concentrations supérieures à la valeur de référence d’effets chroniques (832 mg/kg), associées aux problèmes à long terme sur la vie aquatique, sont passées de 52 % à 8 % dans les tronçons rocheux.
L’état des communautés de macroinvertébrés benthiques (insectes, mollusques, crustacés, vers), habitant le fond de la rivière, s’améliore dans ces mêmes secteurs. Le MELCCFP note également la diminution des espèces poissonneuses tolérantes à la pollution (omnivores), faisant place aux espèces intolérantes et spécialistes (insectivores/piscivores).
Eau toujours potable
Manon Bougie, mairesse de Saint-Georges, rassure les citoyens sur la concentration d’hydrocarbures dans le bassin du barrage Sartigan (voir autre texte). Conseillère municipale lors du déversement pétrolier de Lac-Mégantic en juillet 2013, elle rappelle que la Ville avait pris les dispositions nécessaires.
« Comme notre prise d’eau vers l’usine de filtration [d’eau potable] est au barrage Sartigan, on l’avait fermé et utilisé celle du lac Poulin. Plusieurs tests ont été réalisés, au fil du temps, pour s’assurer de la qualité de notre eau », dit Mme Bougie.
Le MELCCFP corrobore les propres de la mairesse. « En conformité avec le Règlement sur la qualité de l’eau potable, la ville de Saint-Georges fait régulièrement analyser des échantillons pour vérifier la présence de substances organiques, dont certaines sont des hydrocarbures, dans l’eau de son système de distribution d’eau potable », précise la porte-parole, Josée Guimond.
Et ailleurs ?
Ces rapports ministériels incluent seulement des données entre Lac-Mégantic et Saint-Georges. Qu’en est-il pour le reste de la Beauce et l’ouest de Lévis ? Aucune étude n’est en cours au MELCCFP, une situation critiquée par Véronique Brochu.
« Il existe peut-être des zones de dépôts sédimentaires. Ça pourrait être problématique dans les secteurs plus inondables, comme Saint-Joseph et Beauceville », mentionne celle-ci.
Le Ministère ne le voit pas ainsi. « À la suite du déversement de pétrole du 6 juillet 2013, la rivière Chaudière a été contaminée entre le barrage de Lac-Mégantic et le barrage Sartigan à Saint-Georges, soit sur environ 85 km. La très grande majorité du pétrole est demeurée en amont du barrage Sartigan. Pour cette raison, les projets de caractérisation ont toujours été faits en amont », soutient Mme Guimond.
