Conflit entre l’UPA et Express Beauce Mégantic

SOCIÉTÉ.  Les délégués de l’Union des producteurs agricoles (UPA) de la Chaudière-Appalaches somment Express Beauce Mégantic (EBM) de respecter une décision sur la gestion du corridor récréotouristique. Celle-ci, datant de 2021, a été émise par la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ).

Ouvert en janvier 2015, ce couloir de terrains s’étend sur 90 kilomètres entre Tring-Jonction et Lac-Mégantic. Appartenant autrefois au Canadien Pacifique, il a été vendu à un organisme sans but lucratif portant le nom du corridor.

Depuis 2021, la CPTAQ interdit les entraves à l’accès aux lots agricoles et forestiers, pour des véhicules réservés à ces fins, au sein de ce corridor. Cette décision, contestée par EBM et la Fédération Québécoise des Clubs Quads (FQCQ), s’est soldée par son maintien devant le Tribunal administratif du Québec (2022) et la Cour du Québec (2024). Selon l’UPA, elle n’est toujours pas respectée sur le terrain.

« Les producteurs agricoles autorisent, dans un climat de collaboration et de saine cohabitation, des quadistes et des motoneigistes à traverser sur leurs terres agricoles. En contrepartie, EBM, avec la complicité de la FQCQ, entrave l’accès de lots agricoles et forestiers, contrairement à la décision de la CPTAQ. Ces agissements sont inacceptables et témoignent d’une ingratitude envers les agriculteurs qui accordent des droits de passage », affirme James Allen, président de l’UPA de la Chaudière-Appalaches.

La Fédération reçoit l’appui de ses syndicats en Beauce-Centre et Beauce-Sartigan, ainsi que de l’Association des propriétaires de boisés de la Beauce (APBB).

« Nous sommes favorables à l’utilisation récréotouristique du corridor EBM, […] sans empêcher les propriétaires agricoles et forestiers de traverser le corridor pour accéder à leurs lots avec les véhicules nécessaires, et ce, sans autorisation particulière de EBM. Le mode de gestion promu par EBM a été jugé inadéquat. EBM doit respecter les lois et institutions qui déterminent les justes règles de cohabitation entre les différents usages du territoire », dit Guillaume Fortin, président du Syndicat de l’UPA de Beauce-Centre.

Le journal a tenté d’obtenir la version d’EBM dans cette affaire. L’organisme n’avait pas fourni une réponse au moment de presse sous presse.