Lac Bartley et Zec Jaro : des coupes assumées par le gouvernement
ENVIRONNEMENT. Face aux critiques de la Société Beauceronne de Gestion Faunique (SBGF), sur les coupes forestières au lac Bartley à la Zec Jaro de Saint-Théophile, le ministère des Ressources naturelles et des Forêts (MRNF) maintient que son modèle représente la meilleure solution.
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Selon la planification actuelle du chantier, les travaux d’aménagement forestier se dérouleront sur une superficie de 157 hectares. Ceux-ci seront divisés 50-50 en récolte partielle et coupe de régénération.
« Une récolte partielle vise un prélèvement d’environ 35 à 50 % des arbres de dimension commerciale et un maintien du couvert forestier, alors que la coupe de régénération prévoit une récolte de l’ensemble des arbres de dimension commerciale et une ouverture du couvert permettant l’installation d’une régénération », explique Lise Tremblay, conseillère en communication au MRNF.
Elle précise qu’au moment d’une consultation publique, à l’automne 2020, le type de traitement sylvicole potentiel était estimé à partir de la cartographie écoforestière, et non pas des données terrain.
« Comme le veut la pratique, un inventaire forestier a ensuite été réalisé sur le terrain. L’analyse des données recueillies, par le MRNF, a indiqué que la composition forestière réelle du secteur répondait plutôt aux caractéristiques des peuplements forestiers à traiter en coupes de régénération. La cartographie ne reflétait pas bien la réalité terrain », dit Mme Tremblay.
Pas en infraction
Les forêts de ce secteur sont composées de divers peuplements forestiers résineux et mixtes, comme le sapin baumier, le bouleau à papier, l’épinette noire, l’érable rouge et l’hêtre à grandes feuilles. Les bois récoltés seront transformés en divers produits dans les usines, principalement du sciage de bois d’œuvre.
« La coupe de régénération constitue le traitement le plus approprié pour certains types de peuplements, entre autres, pour ceux dont tous les arbres ont le même âge ou ceux qui présentent une forte proportion d’essences peu longévives, une grande proportion de tiges moribondes, dégradées ou affaiblies ou une vulnérabilité élevée au chablis. Dans le cas spécifique du chantier Bartley […], les données terrain ont révélé une majorité d’arbres d’âge à être récoltés et vulnérables au chablis », précise Lise Tremblay.
Selon la SBGF, le MRNF contredit le Plan d’affectation du territoire public (PATP) Chaudière-Appalaches, ainsi que le Schéma d’aménagement et de développement de la MRC Beauce-Sartigan (voir autre texte).
« Ce sont les lois et règlements du gouvernement du Québec, dont la Loi sur l’aménagement durable du territoire forestier et le Règlement sur l’aménagement durable des forêts du domaine de l’État, qui s’appliquent », rappelle Lise Tremblay.
Le Ministère reste ouvert aux suggestions de la SBGF. « La forêt publique constitue un bien collectif et elle fait l’objet de multiples droits d’utilisation. Chacun des utilisateurs de la forêt publique, qui ont des intérêts variés, doit donc cohabiter », mentionne Mme Tremblay.
