Élections provinciales : discuter des priorités autour d’un café
Afin d’aider la population à se faire une tête, la Chambre de commerce et d’industrie Nouvelle-Beauce (CCINB), ainsi que la Chambre de commerce et d’industrie de Saint-Joseph-de-Beauce (CCISJB), ont organisé ensemble le Déjeuner électoral de Beauce-Nord. L’événement, qui a attiré environ 120 convives, a eu lieu le mardi 22 septembre au Centre Caztel de Sainte-Marie.
Dans une discussion animée par Charles Morin de l’agence Monument, les candidats aux élections provinciales Philippe Simard (Coalition Avenir Québec), Éric Gagnon-Poulin (Parti Québécois), Patricia Drouin (Parti conservateur du Québec) et Nancy Labbé (Parti libéral du Québec) ont eu la chance de présenter leurs enjeux et de répondre aux préoccupations du public.
Philippe Simard
En se présentant comme un « passionné de politique avec une âme de vieux », le candidat de 21 ans a d’abord mis de l’avant les grandes avancées réalisées par son parti au cours des dernières années. Dans le futur, il entend accorder une importance particulière au fonds de développement économique, à la régionalisation de l’immigration, au coût de la vie et à l’hôtel de ville de Beauceville. Il juge également que son expérience auprès du député sortant, Luc Provençal, et son réseau de contacts actuel lui ont permis de se préparer à « aller se battre au front ».
Éric Gagnon-Poulin
Père de cinq enfants, le Joselois de 45 ans aura à cœur l’agriculture, le transport collectif, le coût de la vie, la croissance des PME, l’accès aux logements et la nécessité de redonner du pouvoir aux municipalités et d’être une voix à la région au gouvernement. Il souhaite également mettre fin aux politiques mur à mur des gouvernements centralisateurs, alléger les réglementations, ou encore, voir aux problèmes de main-d’œuvre et d’immigration régionale. Devant le « vote réactionnaire » que représente la Beauce, le Parti Québécois demeure, selon lui, la seule alternative crédible.
Patricia Drouin
En s’appuyant sur le programme de son parti, la Mariveraine espère que l’État québécois se serrera la ceinture de 2,5 %, ceci notamment en contrôlant les dépenses de la fonction publique, en transférant les décisions des centres de services scolaire vers les écoles, et en redistribuant les subventions aux entreprises d’une manière plus équitable. Se disant proche des gens, persévérante et à l’écoute, elle est prête à « cogner aux portes et pousser des dossiers ». Les infrastructures d’eaux usées et la revitalisation des terrains vacants sont aussi dans sa mire.
Nancy Labbé
La candidate de Saints-Anges aura à l’œil le développement économique de la région, ceci sans négliger les soins de santé à domicile et de première ligne, la régionalisation de l’immigration, l’ajout de ressources dans les écoles, la construction de logements et le retour à l’équilibre budgétaire. Plus localement, elle entend soutenir les organismes communautaires et mettre à profit les compétences de son bureau de comté. Elle juge aussi que sa ténacité, son expérience professionnelle et son réseau de contacts lui permettront de mener à bien ses dossiers.
Mentionnons que d’autres sujets abordés, tels que l’importance du troisième lien, le caractère insensé de la cartographie de la zone inondable actuellement à l’étude, le raccordement de la piste cyclable, la construction d’un nouveau pont à Saint-Joseph-de-Beauce, et la lourdeur administrative ont connu des opinions similaires.
