Importation de sirop d’érable malgré un record de production

Même si la dernière saison acéricole a été exceptionnelle, les acheteurs canadiens devront importer jusqu’à six millions de livres de sirop biologique des États-Unis afin de répondre à la forte demande des consommateurs pour ce produit spécialisé.

Directeur général de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec (FPAQ), Simon Trépanier rappelle que cette situation n’est pas nouvelle en soi. Chaque année, deux à quatre millions de livres de sirop traversent la frontière des États-Unis au Canada.

«Souvent, le sirop est importé par les acheteurs pour être embouteillé avant de retourner sur le marché américain. Aux États-Unis, certains marchés ne veulent avoir que du sirop américain. Les acheteurs surveillent simplement les opportunités d’affaires», précise-t-il.

Au niveau des producteurs de la FPAQ, environ le quart du sirop fabriqué sur la récolte record de 2016 (148 millions de livres) était certifié biologique.

«Les normes sont plus sévères pour la production biologique, mais la demande des acheteurs pour ce produit augmente ici comme ailleurs», ajoute M. Trépanier.

Pour être certifié biologique, le sirop doit notamment être récolté dans une érablière où au moins 15 % des arbres représentent d’autres essences. Aucune substance proscrite (engrais chimique, pesticides, etc.) ne doit été appliquée dans l’érablière dans les 36 mois avant la récolte.

Selon Simon Trépanier, l’autorisation décernée par la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec (RMAAQ) à effectuer cinq millions d’entailles supplémentaires pour la prochaine saison pourrait aider les acériculteurs à produire davantage de sirop biologique.

La FPAQ fournira des renseignements complets sur la saison 2016 et l’avenir du milieu acéricole lors de l’assemblée annuelle du Syndicat des acériculteurs de la Beauce (SAB). Celle-ci aura lieu le 5 octobre dès 19h30 à l’hôtel et centre de congrès Le Georgesville à Saint-Georges.