La FRAQ dévoile son Plan Relève en vue des élections provinciales

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Par Mathieu Fournier
La FRAQ dévoile son Plan Relève en vue des élections provinciales
L'achat de terres agricoles est désormais de moins en moins accessible pour la relève. (Photo : (Photo L'Éclaireur Progrès - Archives))

AGRICULTURE. Avec les élections provinciales qui approchent à grands pas, la Fédération de la relève agricole du Québec (FRAQ) a dévoilé son Plan Relève le 19 août. Celui-ci se décline en trois points et vise à favoriser l’accès aux terres pour les futurs agriculteurs du Québec.

Dans un premier temps, la FRAQ propose de créer un incitatif fiscal sous forme de crédit d’impôt au vendeur d’une terre agricole lorsque l’acheteur est une relève agricole. Elle suggère ensuite de bonifier le financement du programme Appui financier à la relève pour que celui-ci corresponde à la réalité des nouveaux entrepreneurs agricoles, mais également au contexte économique actuel. 

Finalement, la FRAQ propose de mettre en place des prêts longs termes à taux fixe et bas pour donner un coup de pouce aux agriculteurs de demain. « Depuis dix ans, la FRAQ dénonce l’enjeu de l’accès aux terres. Le temps presse, c’est maintenant qu’il faut mettre en place des mesures pour contrôler l’augmentation des coûts », indique Julie Bissonnette, présidente de la FRAQ. 

Des terres inaccessibles 

Selon des données de la FRAQ, la valeur des terres agricoles a plus que triplé dans les dix dernières années. À titre d’exemple, une terre qui valait 696 $ par acre en 1996 en Chaudière-Appalaches se chiffre maintenant à 6 100 $ en 2021, une hausse de 700 %.

Cette réalité fait donc en sorte que l’achat de terres agricoles est souvent inaccessible pour la relève. Celle-ci doit évoluer dans un contexte où les coûts au démarrage et les taux d’endettement sont très élevés. Toutefois, sans une relève agricole en pleine possession de ses moyens, c’est la fin de nos communautés rurales et l’appauvrissement de notre garde-manger qui nous attend, croit la FRAQ.

« C’est assez fou de penser qu’aujourd’hui, pour que des relèves agricoles puissent nourrir les gens, elles doivent s’endetter et attendre des années avant de pouvoir souffler financièrement. En plus, dans notre région, elles sont constamment en compétition avec le développement urbain et des groupes d’investisseurs qui peuvent acheter à gros prix », mentionne Andrée-Anne St-Pierre, présidente de la Relève agricole de la Chaudière-Appalaches.

Pour plus d’informations sur le Plan Relève proposé par la FRAQ, visitez le site fraq.quebec/planreleve.

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