La sécurité économique comme thème principal pour Samuel Poulin 

ÉLECTIONS.  Au premier jour de sa campagne électorale, Samuel Poulin, député caquiste sortant de Beauce-Sud, voulait faire de la sécurité économique l’enjeu principal sur le plan local. 

Selon lui, les impositions continues de tarifs par les États-Unis nuisent considérablement aux entreprises d’ici et, par la bande, à la vitalité des communautés beauceronnes.

« Tous les jours, je suis en contact avec des entreprises touchées par ces tarifs-là. J’ai des villages [dans mon comté], dans les parcs industriels, où 100 % des entreprises sont impactés par les tarifs douaniers. On s’attend à des moments extrêmement difficiles », admet M. Poulin, rappelant aussi l’impact des contre-tarifs du gouvernement canadien sur l’entrepreneuriat d’ici.

Les détails complets de son plan économique régionale seront bientôt dévoilés. Ils incluront notamment des promesses sur les approvisionnements, la main-d’œuvre et l’achat local. Entretemps, la cellule économique Beauce/USA, créée par Samuel Poulin en réponse aux premiers tarifs douaniers de Donald Trump, poursuivra son travail pendant la campagne électorale. Celle-ci était très active dans les dernières semaines, notamment via de nouveaux programmes de prêts.

Samuel Poulin insiste d’ailleurs sur le maintien des programmes d’aides publiques aux entreprises, comme ESSOR et Innovation Bois. « Ils répondent à l’intérêt de l’importateur, du fournisseur et du sous-traitant », mentionne-t-il, citant entre autres l’aide à l’automatisation.

La sécurité économique touche nos entreprises, mais également les familles et aînés aux dires du candidat caquiste. « La guerre tarifaire impacte […] le coût de la vie. Quand tu as une économie forte, tu peux financer la santé, l’éducation et les services de garde. C’est ça le vrai levier de la liberté », affirme M. Poulin.

Salves vers les conservateurs et péquistes

En désignant Donald Trump comme principal adversaire, Samuel Poulin en profitait pour envoyer des flèches au Parti Québécois, mais surtout envers le Parti conservateur du Québec.

« Le Parti Québécois, avec son référendum, ne correspond pas à la stabilité économique que nous voulons donner à notre région. Éric Duhaime [chef conservateur] a déposé un plan économique qui ferait fermer le Conseil économique de Beauce (CEB), Investissement Québec, le programme RénoRégion et les programmes d’aides au développement économique. Ce n’est pas ce dont la Beauce a besoin », dénonce ce dernier.

Le candidat caquiste rejette l’idée conservatrice d’une baisse d’impôt de 59 % pour les entreprises, au lieu des programmes d’aides actuels du provincial. « Un entrepreneur me disait hier [26 août], si j’ai zéro dollar de contrats, je vais payer zéro dollar d’impôt », a-t-il lancé en boutade pour conclure.