Le budget laisse entrevoir une lueur d’espoir à la CSBE

Bien que les règles budgétaires demeurent inconnues pour le moment, le président de la Commission scolaire de la Beauce-Etchemin (CSBE), Charles-Henri Lecours, estime que la hausse des investissements de 3 % en éducation constitue une lueur d’espoir pour l’avenir.

Si ce budget dit de «transition» permet aux finances de la province de s’améliorer, M. Lecours espère que l’éducation sera la priorité du gouvernement tel que promis par le premier ministre, Philippe Couillard. «J’espère que cette fois-ci, ce sera sérieux. Pour faire face aux années qui s’en viennent et aux nombreux défis que nous aurons à relever, il faut que cela passe par l’éducation et avec des jeunes bien formés», commente M. Lecours.

Plus de liberté

M. Lecours considère que l’augmentation du budget de 3 % équivaut à l’augmentation des coûts du réseau avec les dernières négociations salariales. «Le réinvestissement annoncé de 1,2 G$ sur trois ans viendrait pratiquement couvrir les compressions que nous avons eues depuis 2009-2010, soit 1 G$», estime M. Lecours.

Le président de la CSBE a rappelé les sacrifices imposés de l’ordre de 15 M$ pour équilibrer le budget annuel de l’organisation. «Il y a eu des suppressions de postes et l’adoption de plusieurs autres mesures. Il y a peut-être un ou deux élèves de plus par classe et beaucoup plus de classes à double niveau», explique le président de la CSBE.

C’est pourquoi M. Lecours souhaite que les règles budgétaires donnent suffisamment de latitude à la CSBE afin de favoriser la réussite scolaire du milieu. «Nous voulons que les enveloppes qui nous sont dédiées comprennent une certaine liberté d’action. Souvent, les enveloppes ciblées ne correspondent pas à nos besoins. C’est le cas particulièrement dans nos régions, affirme-t-il. Il y a toujours de bons défis à relever pour lutter contre le décrochage scolaire. C’est notre priorité.»

«Est-ce que le budget fera en sorte que nous les aiderons à réussir davantage ? Chez nous, les gens sont tellement dynamiques que nous allons finir par nous en sortir. Nous allons mêmes être des premiers de classe, promet ce dernier. Nous allons continuer à avoir de bons résultats puisque nous sommes en avance cette année sur les demandes ministérielles sur la réussite de nos élèves.»

Plus d’argent dans les infrastructures

Le réinvestissement de 700 M$ sur trois ans dans les infrastructures, dont environ 600 M$ pour les commissions scolaires, représente une bonne nouvelle en soi pour la province. Malgré un récent rapport qui illustrait la vétusté de certains bâtiments, M. Lecours considère que la CSBE fait plutôt bonne figure avec des investissements avoisinant les 10 M$ annuellement.