Le génie industriel : un métier prometteur

La 12e édition du Palmarès des carrières place le génie industriel parmi les métiers les plus prometteurs de 2016 en Chaudière-Appalaches. Le classement est basé sur cinq critères qui sont l’insertion sur le marché du travail, le maintien de l’emploi, la mobilité géographique, la diversité des milieux de pratique et la valeur ajoutée de chaque carrière.

Le génie industriel est une discipline méconnue des gens de la Beauce même si la formation technique est offerte au Cégep Beauce-Appalaches.

Selon Jean-Philippe Vachon, enseignant en génie industriel au Cégep, un diplômé est assuré de trouver un bon emploi dans ce domaine. «La demande est forte en Beauce et dans les régions voisines», précise-t-il «Les diplômés, qui sont peu nombreux, n’éprouvent aucune difficulté à dénicher des emplois de qualité. Le taux de placement est de 100 % et les possibilités d’avancement sont nombreuses».

La méconnaissance du métier fait en sorte que les inscriptions sont peu nombreuses dans les cégeps qui offrent le programme. Le Cégep Beauce-Appalaches ne fait pas exception. Après quelques années avec des groupes de six ou sept étudiants, le programme a connu une bonne récolte avec 12 nouveaux-venus l’automne dernier. Cette augmentation ne suffira toutefois pas à faire baisser la demande.

Le Palmarès des carrières 2016 a mis l’emphase sur les formations professionnelles et techniques parce que la demande est forte et que ces métiers spécialisés souffrent souvent de préjugés par rapport aux carrières universitaires. Dans sa prévision de juin dernier, Emploi-Québec estime que ce sont les emplois de niveau technique qui représenteront le plus grand nombre de nouveaux emplois. L’organisme évalue à 85 000 le nombre de nouveaux postes demandant une formation technique collégiale qui seront créés d’ici 2022.