L’économie : « la priorité des priorités » pour le PLQ

POLITIQUE. Le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Charles Milliard, et son candidat dans Beauce-Sud, Alvaro Peressutti, sont conscients que le parti part de loin en vue des prochaines élections.

Pour mettre toutes les chances de son côté, M. Peressutti a déjà amorcé un travail sur le terrain, estimant avoir rencontré une vingtaine de municipalités et d’organismes. Plus de 50 autres rencontres sont prévues. « Nous sommes très actifs sur le terrain, ce qui n’était pas le cas lors des dernières élections », indique le candidat.

La priorité des priorités

M. Milliard veut faire de l’économie la « priorité des priorités ». « Ça nous prend de l’argent pour payer nos services publics qui tombent en ruines. Nous avons rencontré les gens de l’hôpital de Saint-Georges tout à l’heure [10 août]. Je n’ai pas besoin de rencontrer beaucoup de gens dans le milieu de l’éducation pour savoir aussi que les infrastructures scolaires ne vont pas bien en Chaudière-Appalaches », a martelé celui qui souhaite devenir premier ministre du Québec.

Un des moyens d’y arriver est, selon lui, d’avoir plus d’entrepreneurs. « En Beauce, on sait comment générer des entrepreneurs. Il faut développer une culture du oui économique. […] En ce moment, on se donne tout le temps des raisons de dire non à des projets économiques au Québec. Il faut que ça change », a lancé M. Milliard, qui a également profité de son passage à Saint-Georges pour rencontrer Marc Dutil à l’École d’Entrepreneurship de Beauce.

Il propose donc d’établir des conditions claires pour les entreprises, ainsi que de réduire leurs fardeaux fiscal et réglementaire pour inciter davantage de personnes à investir en affaires.

Localement, M. Peressutti veut venir en aide aux entreprises du comté pour diversifier leurs marchés. « La diversification des marchés est donc une priorité. L’ensemble de ma carrière professionnelle a été dédiée à développer des marchés dans les autres provinces et ailleurs dans le monde. Le PLQ est le mieux placé pour le faire. […] Les États-Unis sont un partenaire, certes, mais il va falloir se diversifier », a-t-il soutenu.

Un défi d’intégration

Issu lui-même de l’immigration, M. Peressutti estime que le Québec ne vit pas un défi d’immigration, mais plutôt d’intégration. « Il faut régionaliser ce débat et permettre à chaque région de connaître ses capacités d’intégration, ainsi que ses besoins spécifiques, pour ensuite ouvrir l’immigration et qu’elle réponde aux besoins spécifiques. […] Le Québec a le luxe extraordinaire de choisir ses immigrants. Déterminons le type d’immigration que nous voulons et le type d’intégration que nous pouvons leur offrir pour ensuite faire le choix qui s’impose dans chaque région », a déclaré le candidat de Beauce-Sud.

M. Milliard renchérit en affirmant que dans toutes les régions, on lui parle de la nécessité d’avoir des immigrants. « Je veux faire les choses à l’inverse de mes adversaires. Au lieu de donner un nombre et d’expliquer comment ils en sont arrivés à celui-ci, je veux bâtir un chiffre par région selon le potentiel d’accueil et qu’ensuite on les additionne, ce qui va nous donner un nombre plus crédible », a-t-il expliqué, voulant tenir compte du nombre de logements et des places en garderie disponibles, le taux d’occupation à l’urgence et le nombre de places restantes dans les cours de français.