Les infirmières dénoncent la lenteur des négociations avec Québec

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Par Frederic Desjardins
Les infirmières dénoncent la lenteur des négociations avec Québec
L’activité de mobilisation à Saint-Georges s’est déroulé sous forme de dîner hot-dog.

Dans le cadre d’une mobilisation provinciale, des infirmières ont tenu une activité de sensibilisation le 20 mai devant l’Hôpital de Saint-Georges.

Le rassemblement servait à dénoncer la lenteur des discussions en vue du renouvellement de la convention collective des infirmières et infirmiers. Celle-ci est échue depuis le 31 mars dernier.

Portant un sarrau blanc, les employées présentes à l’activité ont discuté avec les usagers afin de faire connaître leurs revendications. Le tout s’est déroulé sous forme de dîner hot-dog sans nuire aux services offerts à l’hôpital.

Au sein du Centre intégré de santé et de services sociaux de Chaudière-Appalaches (CISSS-CA), le secteur Beauce compte 700 membres représentés par le Syndicat des professionnelles en soins de Québec (SPSQ) à l’intérieur de la Fédération des infirmiers et infirmières du Québec (FIIQ).

Quatre aspects

Les négociations touchent globalement la diminution de la charge de travail et la précarité d’emploi, la bonification des conditions de travail ainsi que la reconnaissance et la valorisation de la formation.

Au niveau salarial, le gouvernement propose une hausse de 3 % sur cinq ans. «On est en retard de 13,5 % sur ce qu’ils nous doivent présentement», dénonce Manon Larochelle, présidente de la SPSQ.

Sur l’aspect de la formation, elle trouve illogique que certains établissements de santé ne reconnaissent pas le baccalauréat d’un salarié. Cette idée de désordre est aussi associée aux infirmiers faisant des heures supplémentaires obligatoires, alors que d’autres n’ont pas un poste à temps complet.

Agente syndicale pour le SPSQ secteur Beauce, Isabelle Morissette stipule également qu’environ le quart des employés ont plus de 55 ans et que la relève risque d’être insuffisante pour assurer les soins requis.

«On voit une diminution des inscriptions dans les programmes de soins infirmiers. Plusieurs d’entre eux finissent aussi par abandonner la profession», d’ajouter Manon Larochelle.

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