Les petits miracles de l’équithérapie

L’Écurie Doo-Lee-Tle, située à Saint-René et propriété de Dany Champagne, offre des séances d’équitation thérapeutique qui s’adressent à des personnes handicapées ou ayant une déficience, à d’autres qui présentent des troubles de l’attention ou du développement, et à d’autres encore, qui ont simplement besoin de se recentrer.

À l’Écurie Doo-Lee-Tle, Dany Champagne et Nancy Bergeron offrent des cours d’équithérapie depuis 2006, en plus des cours d’équitation réguliers, du mentorat en équitation et en équithérapie.

«L’Écurie Doo-Lee-Tle se démarque du fait que Nancy et moi pensons toujours en terme d’augmenter l’estime de soi et de favoriser le développement global de la personne. C’est non seulement ce que nous voulons transmettre aux gens qui viennent vers nous, mais c’est ce qui nous anime fondamentalement», partage Dany Champagne, l’une des trois seules personnes au Québec à détenir la certification d’instructeur intermédiaire en équithérapie, remise par l’Association canadienne d’équitation thérapeutique (ACET). L’Écurie Doo-Lee-Tle détient à cet égard toutes les accréditations requises pour offrir des séances d’équithérapie. En janvier prochain, la formatrice enseignera d’ailleurs le module 2 du cours d’équithérapie en collaboration avec l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA) de La Pocatière.

Hyperactivité

Quand Yoan, un petit garçon hyperactif, maintenant âgé de quatre ans et demi a commencé l’équithérapie il y a deux ans, il lui était très difficile de se concentrer et de se poser pendant quelques instants. «De réussir à garder sa concentration sur de petits gestes, comme celui d’aller chercher sa bombe (le casque d’équitation), de brosser son cheval, d’emporter le sous-tapis ou son tabouret, sans qu’il coure à gauche et à droite, a demandé des efforts et de la persévérance. Au fil du temps, Yoan a appris à garder sa concentration sur une plus longue période. Dany lui a appris à respecter son cheval en ne posant pas de gestes brusques. Tout cela a des répercussions à la maison et il est également plus calme à la garderie. Yoan collabore de mieux en mieux et il a toujours hâte à sa prochaine séance d’équitation thérapeutique», raconte Lily, sa maman.

Handicap et déficience

Pour les personnes handicapées et celles qui souffrent d’une déficience, la thérapie par le cheval est également profitable parce qu’elle agit sur le tonus musculaire, sur la coordination et la motricité globale, sur l’équilibre, sur la force des membres supérieurs et inférieurs. «Les mouvements d’un cheval qui avance au pas reproduisent dans le bassin de son cavalier les mêmes mouvements que ceux qui sont engendrés par la marche, ce qui est bénéfique pour des gens qui sont atteints de paralysie cérébrale par exemple», mentionne Mme Champagne.

Diverses problématiques

Par ailleurs, ceux qui présentent des difficultés à l’école, voire ceux qui sont à risque de décrocher, ou d’autres qui apprécient un sport en solitaire au lieu d’un sport d’équipe, ou ceux qui ne semblent pas ajustés aux exigences de notre société, peuvent également profiter des effets bénéfiques de la thérapie par le cheval. À cet égard, l’Écurie Doo-Lee-Tle a sept chevaux qui ont reçu un entraînement particulier pour les séances d’équithérapie. Ce sont tous des chevaux âgés de 10 ans et plus qui sont désensibilisés envers tout ce qui pourrait être une source de danger potentiel. «Les chevaux reçoivent un entraînement particulier qui les désensibilise de toutes les manières possibles. Par exemple, ils supportent d’être montés à gauche ou à droite, ou ils ne bronchent pas s’ils sont frappés par un enfant. Ce sont des chevaux qui sont très patients et qui sont peu nerveux. On ne peut pas s’improviser en équitation thérapeutique, c’est le résultat de toute une vie, et nous avons également des protocoles à respecter. Ceux qui s’improvisent peuvent le faire au détriment des gens», conclut Mme Champagne.