Long parcours de la Chaudière à notre robinet

Les municipalités possédant un service d’aqueduc suivent plusieurs étapes afin de rendre l’eau potable à leurs citoyens. L’entreprise Aquatech gère quelques usines de filtration sur notre territoire, dont celle à Saint-Georges qui s’approvisionne dans la rivière Chaudière.

Gaétan Rodrigue, gestionnaire de l’usine, nous a offert une visite des installations. Cette dernière avait été agrandie en 2006 pour desservir l’ouest de Saint-Georges, dont l’eau provenait du lac Poulin, et faire une mise à niveau dans le secteur est.

« On avait doublé la superficie de l’usine et triplé la capacité de production. Présentement, la consommation moyenne est de 10 000 mètres cubes par jour. Notre capacité maximale est de 32 000 mètres cubes quotidiennement, un mètre cube équivalant à 1 000 litres », explique M. Rodrigue.

Labyrinthe sur trois étages

La prise d’eau brute se fait au barrage Sartigan. Après son arrivée à l’usine par un conduit de 1 584 mètres, elle passe par un véritable labyrinthe de tuyaux et bassins.

Les tuyaux et bassins forment un véritable labyrinthe sur trois étages.

Aquatech ajoute de la chaux et du gaz carbonique pour équilibrer le pH et l’alcalinité de l’eau. Du sulfate d’aluminium aide à la coagulation de celle-ci. Deux bassins de décantation à flocs lestés séparent ensuite les matières en suspension.

« On utilise du polymère et du sable afin d’éliminer les impuretés. L’eau colorée est clarifiée à cette étape. Après la décantation, elle entre dans les bassins d’ozonation, dans un processus d’oxydation de différentes matières. L’eau passe ensuite dans nos filtres gravitaires biologiques, dont le lavage est réalisé aux quatre jours », précise Gaétan Rodrigue.

L’eau filtrée se dirige vers les bassins de contact de chlore pour la désinfection. De l’hydroxyde de sodium est ajouté afin de rééquilibrer le pH une seconde fois, avant le pompage de l’eau vers les deux réservoirs principaux de la ville. Ceux-ci alimentent des réservoirs secondaires, par distribution gravitaire et surpressée, vers les résidences, commerces et industries.

Au préalable, l’usine ajoute de l’orthophosphate de zinc afin de limiter la corrosion des conduits, ainsi que du fluor pour prévenir la carie dentaire.

« Notre réservoir anti-coup de bélier à l’usine, qui contient de l’eau et de l’air sous pression, agit contre les possibles changements brusques de pression dans le réseau. L’usine est branchée sur une génératrice en cas de panne électrique », indique M. Rodrigue.

Évolution technologique

Outre les tuyaux et bassins, ce sont les nombreux contrôles informatisés qui attirent l’œil. Employé depuis 20 ans à l’usine de Saint-Georges, Gaétan Rodrigue a constaté l’évolution technologique du traitement de l’eau potable.

« Il y a beaucoup d’automatisation. Ça prend quand même des gens pour assurer le fonctionnement. Dans notre laboratoire, nous faisons des tests quotidiens sur les différents types d’eau. Les normes de qualité sont plus sévères », affirme celui-ci.

Par souci de transparence, la Ville de Saint-Georges rend accessible le bilan annuel de la qualité de l’eau offert par son usine de filtration. Le rapport d’analyse de la vulnérabilité de la source, révisé le 27 mai 2021, est également disponible.

Ces deux documents peuvent être lus ou téléchargés en cliquant ici.