Nouveau souffle féminin à la mairie de Saint-Robert-Bellarmin
MUNICIPAL. Pendant 42 ans, la mairie de Saint-Robert-Bellarmin était dirigée par Jeannot Lachance ou Michel Poulin. En novembre 2025, aux élections municipales, Marilyn Lévesque brisait le cycle dans cette communauté située entre la Beauce et l’Estrie.
Propriétaire d’une garderie en milieu familial, Marilyn Lévesque ne possédait aucune expérience politique. Âgée de 44 ans, elle souhaitait donner un nouveau souffle à la municipalité, sans faire table rase du travail de ses prédécesseurs. Quatre des six conseillers, élus en 2025, siégeaient d’ailleurs au conseil précédent.
« J’ai été bien mentoré par d’autres maires dans la MRC [du Granit]. Tout le monde au conseil s’est rallié autour d’une vision commune. Ce qu’on veut, c’est que Saint-Robert-Bellarmin ne devienne jamais un village dévitalisé », dit la mairesse.
En campagne électorale, Marilyn Lévesque prônait plus de transparence envers les citoyens. Depuis, elle a créé une page Facebook comme élue. Au-delà de partager des informations et événements, celle-ci présente des capsules vidéo appelées Pause-café avec votre mairesse. La tenue de consultations et sondages figure également dans les cartons.
« Le premier sondage vient d’être envoyé dans les boîtes aux lettres. Nous n’avancerons pas dans nos projets sans l’appui des citoyens, car l’argent vient des contribuables », mentionne Mme Lévesque.
Conserver « notre monde » et en attirer
D’importantes initiatives ont été réalisées dans les dernières années à Saint-Robert-Bellarmin. Ceci inclut entre autres les constructions d’une caserne incendie et d’un garage municipal, des améliorations en loisir au parc municipal, ainsi que des changements de conduites d’eaux usées et pluviales.
Malgré cela, Saint-Robert-Bellarmin perdait 8 % de sa population entre 2016 et 2021 selon Statistique Canada. Pour Marilyn Lévesque, attirer de nouveaux résidents à Saint-Robert-Bellarmin, et surtout conserver les habitants existants, demeure sa priorité.
« Plus d’une dizaine de terrains privés seraient prêts à la construction. Nous rencontrerons leurs propriétaires pour savoir l’intérêt de les vendre à un promoteur immobilier. On aimerait attirer au moins une grosse industrie sur notre territoire. Si l’on veut garder nos services de proximité, comme notre dépanneur/restaurant et notre garage/station-service, ça nous prend du monde », insiste Marilyn Lévesque, qui poursuivra la recherche de subventions afin de financer les projets locaux.
École et Granit
En janvier 2025, avec ses 27 élèves, l’école Bellarmin figurait comme un milieu sous surveillance par le Centre de services scolaire de la Beauce-Etchemin (CSSBE). « Le Centre de services scolaire des Hauts-Cantons a montré une ouverture à accueillir notre école, mais nous souhaitons demeurer en Beauce », confirme la mairesse, qui veut éviter sa fermeture.
Contrairement à Courcelles, l’idée de quitter la MRC du Granit pour celle de Beauce-Sartigan n’est pas à l’ordre du jour. « Le Granit est un territoire rural où l’on sent plus d’ouverture à nos idées. Nous sommes métissés, avec le meilleur des deux mondes », indique Mme Lévesque.
