Opération Vector : l’armée canadienne soutient la vaccination 

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Par Frederic Desjardins
Opération Vector : l’armée canadienne soutient la vaccination 
Les réservistes s’occupaient notamment de l’accueil des visiteurs. (Photo : gracieuseté - Soldat Kelly-Ann Lepage, Imagerie Valcartier)

En janvier, une vingtaine de membres des Forces armées canadiennes (FAC) ont prêté main-forte aux cliniques de vaccination à Saint-Georges et Thetford Mines. Ils étaient membres de l’opération Vector, qui appuie les gouvernements provinciaux et territoriaux dans la distribution du vaccin contre la COVID-19.

Pour Marie-Ève Tanguay, directrice de la vaccination en Chaudière-Appalaches, cette aide était bienvenue afin de répondre au manque de personnel dans ces deux cliniques.

« On a rapidement levé la main lorsque le ministère de la Santé a offert cette opportunité aux CISSS. Il y avait un enjeu de ressources humaines. Nous perdions des employés chaque jour à cause de la vague Omicron. On ne souhaitait pas reporter des rendez-vous afin de maintenir une cadence élevée de vaccination », explique Mme Tanguay.

Le caporal Anthony Vacchio et la capitaine Élaine Jean, membres du Régiment de la Chaudière, jugent que l’opération Vector est un franc succès.

Les membres des FAC n’ont pas administré les vaccins aux patients. Cependant, le fonctionnement d’une clinique implique d’autres tâches, comme l’accueil et l’inscription des visiteurs. « Ce sont principalement des tâches administratives et de soutien, y compris la désinfection des aires de service », dit Marie-Ève Tanguay.

Militaires d’ici

La majorité des militaires sur le site de Saint-Georges appartenaient au Régiment de la Chaudière. Occupant un emploi dans la société civile, ces réservistes sont appelés à participer aux opérations soutenant les Canadiens en difficulté ici.

« On doit pouvoir s’adapter à tous les contextes. Je m’implique dans les Forces canadiennes pour aider ma communauté. Le faire dans ma région, c’est encore plus gratifiant », mentionne le capitaine Alex Aubé, résident de Saint-Raphaël dans Bellechasse.

Partout au Québec, les réservistes n’ont eu qu’une semaine pour se préparer au déploiement.

« On l’a su le 31 décembre. Le but était de garder les militaires le plus près possible de leur lieu de résidence. Nous avons rapidement établi notre routine », dit le caporal Anthony Vacchio, de Saint-Georges.

Excellente chimie

La clinique de vaccination représente une machine bien huilée, situation concordant parfaitement avec l’esprit militaire. La cohabitation entre les réservistes et les employés en santé a été un franc succès selon Cary Paquet, chef de la clinique à Saint-Georges.

Le capitaine Alex Aubé, de Saint-Raphaël, est membre du Régiment de la Chaudière.

« Ils ont appris rapidement les fonctionnements des logiciels et systèmes informatiques. J’avais un guide des grades pour m’adresser aux réservistes correctement », précise-t-elle.

La capitaine Élaine Jean, malgré sa feuille de route bien remplie, a eu un coup de cœur pour cette opération dans sa région.

« La chimie s’est installée tout de suite entre les travailleurs. Nous étions une seule équipe qui se serrait les coudes. Notre présence sécurisait les patients et certains nous posaient des questions (sur l’armée). On a même rencontré d’anciens membres du régiment qui venaient se faire vacciner », mentionne-t-elle.

Déployés le 8 janvier, les réservistes de l’opération Vector ont mis fin à leur mission le 28 janvier à Saint-Georges et le 30 janvier à Thetford.

« Nous remercions sincèrement ces militaires pour leur aide lors de cette cinquième vague. Leur engagement et leur mobilisation ont été indéniables. Nous avons apprécié leur contribution significative », conclut Marie-Ève Tanguay.

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