Québec solidaire: Amélie Carrier veut élargir ses priorités

ÉLECTIONS.  L’accès au transport collectif figure parmi les priorités d’Amélie Carrier depuis le début de la campagne. La candidate de Québec solidaire dans Beauce-Sud entend toutefois s’attaquer à plusieurs autres enjeux, si elle obtient la confiance des électeurs le 5 octobre prochain.

Au cours des dernières semaines, la représentante solidaire a visité quelques organismes communautaires, ce qui lui a permis de mieux comprendre la réalité du milieu. « Plusieurs ont de beaux projets, le problème demeure le financement. Ça déteint assurément sur leurs services. […] Chez Québec solidaire, on mise sur la prévention. On est d’avis que le milieu communautaire est là pour prévenir les problèmes sociaux et répondre à un besoin primordial », soutient-elle.

Le coût de la vie est également un enjeu qui la préoccupe particulièrement. « La classe moyenne s’effrite de plus en plus. J’ose croire que le prochain gouvernement injectera des sommes supplémentaires dans le réseau public, afin de revitaliser certaines bâtisses en logements sociaux, un peu comme il est en train de se construire sur la 120e Rue à Saint-Georges. »

« Il nous faut plus de loyers abordables, même en région. On ne se le cachera pas, la vie coûte de plus en plus cher. Présentement, on perd nos services de proximité dans nos villages. Ça se déplace à Saint-Georges. C’est important que nos citoyens conservent ces services et ne quittent pas la région pour les grandes villes », ajoute-t-elle, tout en affirmant vouloir être une représentante des régions pour son parti.  

Amélie Carrier se considère comme la personne la mieux placée pour représenter Beauce-Sud à l’Assemblée nationale. La candidate de Québec solidaire estime que son vécu lui permet de bien comprendre les réalités auxquelles sont confrontés plusieurs citoyens. « Je vis les problèmes au quotidien. La hausse des loyers, je la ressens, tout comme les problèmes de mobilité. Quand j’ai voulu revenir en Beauce après mes études, peu de choix s’offraient à moi. C’était Saint-Georges ou rien d’autre, en raison de ma condition. Ça doit changer. »

D’ici la fin de la campagne, elle souhaite continuer de démontrer à la population ses qualités d’entrepreneure et de visionnaire. « J’aimerais ne pas être entendue seulement pour mes besoins personnels, mais aussi pour ceux de toute la région. Peu importe la classe sociale [des Beaucerons], je souhaite être leur voix et porter les nouvelles solutions qu’ils souhaitent voir », conclut-elle.