Rivière Chaudière : encore des risques d’inondations d’ici fin avril

À la fin mars, le couvert de glace commençait déjà à disparaître sur la rivière Chaudière. Le comité de bassin de la rivière Chaudière (COBARIC) n’a lancé aucune alerte avec son système de surveillance, ce qui n’exclut pas les risques d’inondations d’ici la fin avril.

« Il y a les inondations liées aux embâcles, mais aussi celles en eau libre. On voit encore une bonne quantité de neige au sol, près de certains affluents se déversant dans la Chaudière. S’il pleut en grande quantité sur une courte période, le niveau de la rivière Chaudière pourrait augmenter rapidement », explique Véronique Brochu, directrice générale du COBARIC. 

Elle admet la rareté de voir la glace fendre et voguer vers Québec, sans aucune trace de blocs ni hausse marquée du seuil de l’eau. Cette situation s’explique notamment par la qualité du couvert glacier de l’hiver 2021-2022.

« Les grands froids en janvier ont rendu la glace très épaisse. Avec le réchauffement hâtif des températures, elle s’est cassée facilement au lieu de créer des gros blocs », dit Mme Brochu, ajoutant que le couvert glacier glisse ainsi plus vite avant son déversement dans le fleuve Saint-Laurent. 

Chaque année, le secteur entre Beauceville et Scott demeure davantage à risque aux inondations en comparaison à d’autres municipalités avoisinant la Chaudière.

« Dans le profil naturel de la rivière, on retrouve des ruptures de pente à ces deux endroits. L’eau s’accumule davantage entre ces points. Saint-Georges avait aussi ce problème avant l’arrivée du barrage Sartigan », indique Véronique Brochu.

Les gens peuvent s’abonner gratuitement au système de surveillance de la rivière Chaudière sur le site web du COBARIC

Les alertes de seuil sont envoyées par courriel et message texte parmi les 16 stations installées entre Lac-Mégantic et Lévis.