Services de garde : Jonathan Poulin donnerait plus de choix
ÉLECTIONS. Jonathan Poulin, candidat du Parti conservateur du Québec dans Beauce-Sud, précisait sa pensée sur les services de garde le mardi 22 septembre, lors d’une visite au CPE Panta-Mousse à Saint-Côme-Linière.
Le CPE Panta-Mousse, un centre subventionné, nécessiterait d’importants changements dans sa structure immobilière. Il accueille 42 enfants de zéro à cinq ans et une vingtaine d’éducatrices. Brenda Morin, directrice adjointe, avait fait un stage dans ce CPE il y a 13 ans.
« L’enjeu majeur, c’est que rien n’a changé ici. En quoi ça répond aux besoins des familles d’aujourd’hui ? C’est très difficile d’appuyer mes éducatrices dans des conditions pareilles », dit-elle, pointant notamment les enjeux d’espace et normes de sécurité.
Valérie Langlois, directrice générale du CPE Panta-Mousse, déplorait certaines conditions exigées du ministère de la Famille. « On a eu une opportunité d’avoir des centres éducatifs aux grandeurs intéressantes. Des promoteurs nous ont approchés, il y a eu des pourparlers avec la municipalité [de Saint-Côme-Linière], mais le Ministère n’a pas voulu qu’on aborde dans ce sens-là », précisait-elle auprès du candidat conservateur.
Mixité des modèles
Jonathan Poulin confirme son désir de soutenir les CPE existants dans Beauce-Sud. « Il faudra favoriser des nouvelles constructions, mais avec moins de réglementation. Actuellement, ça fait exploser les coûts et c’est toujours le contribuable qui paie », mentionnait celui-ci.
Dans sa plateforme, le PCQ veut le maintien du réseau public actuel des CPE et garderies subventionnées, mais sans ajouter de nouvelles places. Cela inclut les rénovations et reconstructions de bâtiments.
Face aux listes d’attente auxquelles font face plusieurs familles, Jonathan Poulin prône deux autres mesures. Le PCQ bonifierait le crédit d’impôt pour frais de garde d’enfants. Pour une place non subventionnée coûtant 55 $ par jour, cette mesure représenterait une économie annuelle de 950 $ par enfant.
Les conservateurs créeraient aussi une allocation imposable de 100 $ par enfant chaque semaine, soit jusqu’à 5 200 $ par année, pour les familles choisissant de garder leurs enfants à la maison.
« Il y a plus de 30 000 enfants sur les listes d’attente. Le CPE est un bon modèle […], mais on doit favoriser la mixité des modèles. La priorité, c’est d’avoir de nouvelles places rapidement », indique Jonathan Poulin.
Sur l’allocation hebdomadaire de 100 $, il rappelle que cette mesure représente un complément ajouté à d’autres mesures financières, comme le Régime québécois d’assurance parentale (RQAP). « Nos adversaires ont ridiculisé cette proposition. On sait très bien qu’une famille ne peut pas vivre avec 100 $ par semaine. C’est un coup de pouce, pas un remplacement complet de revenu », conclut M. Poulin.
