Un débat axé sur les besoins des jeunes adultes au CBA

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Par Mathieu Fournier
Un débat axé sur les besoins des jeunes adultes au CBA
Jean-François Major, Olivier Fecteau et Jonathan Poulin ont participé à ce débat organisé au Cégep Beauce-Appalaches. (Photo : (Photo L'Éclaireur Progrès - Mathieu Fournier))

ÉLECTION. Même si plusieurs sujets ont été abordés, les différents besoins de la future génération de décideurs ont été au centre des discussions des trois candidats présents lors de ce débat électoral présenté au Cégep Beauce-Appalaches (CBA) le 20 septembre dernier.

Les candidats du Parti conservateur du Québec (PCQ), Jonathan Poulin, du Parti québécois (PQ), Jean-François Major, et de Québec solidaire (QS), Olivier Fecteau, participaient à cet exercice démocratique. Ceux du Parti 51, Hans Mercier, et du Parti libéral du Québec (PLQ), Antoine Poulin, brillaient par leur absence.

Samuel Poulin, candidat pour Coalition Avenir Québec, avait initialement confirmé sa place. Toutefois, il a dû annuler sa présence en raison du décès de son père, Bernard Poulin, le 17 septembre dernier. Un moment de silence a même été tenu en début de débat en signe de respect pour M. Poulin. 

Le premier thème abordé a logiquement été celui de l’éducation. Pour M. Fecteau, une éducation gratuite de la maternelle jusqu’au secondaire et un enseignement au niveau supérieur plus accessible sont parmi les priorités pour QS. Le candidat de QS croit aussi que la rénovation des établissements déjà en place devrait être une priorité avant la construction de nouvelles écoles.

De son côté, Jean-François Major a mis de l’avant l’application de la loi 101 dans tous les cégeps du Québec. Le PQ souhaite mettre de l’avant l’importance du français à l’école et dans la vie de tous les jours. « Dans les chiffres, on a 41 cégeps sur 48 qui ont voté en faveur de la loi 101. C’est quelque chose qui a été oublié alors que certains diront que la loi 101 est moins importante », poursuit M. Major.

Ses deux adversaires ont toutefois ajouté ne pas être en accord avec le candidat du PQ. Selon eux, l’anglais est primordial au niveau collégial afin de pouvoir poursuivre les études à l’université et pouvoir avoir accès à des postes de plus grandes envergures.

« Les gens qui sont issus de l’immigration ou de deuxième génération sont souvent bilingues ou même trilingues. Toutefois, moi je l’ai vécu, on arrive sur le marché du travail. On baragouine l’anglais. Eux, ils ont une longueur d’avance sur nous sur le marché du travail, parce qu’ils ont appris d’autres langues », mentionne Jonathan Poulin.

Décrochage scolaire

Le taux de décrochage scolaire n’a jamais été aussi haut que durant la pandémie. Les trois candidats ont avoué que l’enseignement virtuel a été démotivant pour les jeunes. Il sera donc, selon eux, plus qu’important de mettre l’accent sur l’importance de l’école et de demeurer sur les bancs d’école, en offrant différents programmes ou activités parascolaires.

« Les statistiques commencent à nous parler de décrocheurs COVID et ce sont surtout des garçons. Pourquoi ? Parce que nous les avons empêchés de pratiquer leur sport. La meilleure façon de s’accrocher, c’est d’avoir une complémentarité à ses études, autant dans le sport, la culture ou tous autres engagements », affirme le candidat du PCQ.

Pour conclure ce débat, les trois candidats ont mis l’accent sur l’importance de voter pour les jeunes. Selon MM. Poulin, Fecteau et Major, ce sont les jeunes de 18 à 24 ans qui pourront créer une surprise et décider quel gouvernement rentrera au pouvoir en Beauce lors des prochaines élections du 3 octobre prochain. 

D’autres thèmes, comme l’économie, l’environnement, leur vision pour l’avenir du Québec, la santé, l’immigration et la culture, ont été abordés par les candidats. Notons qu’il y aura un bureau de vote directement sur le campus du CBA de Saint-Georges les 23, 27, 28 et 29 septembre.

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