Un déjeuner humoristique grandement apprécié

Le Centre-femmes de Beauce tenait, le jeudi 3 mars, son traditionnel déjeuner de la femme dans le cadre de la Journée internationale des femmes en présentant l’humoriste et conférencière, Chantal Fleury, très attendue par le public.

Selon les réactions des femmes présentes dans la salle, le Centre-femme a bien réussi à intéresser les participantes en invitant Mme Fleury. Il y avait d’ailleurs plus de personnes que l’an dernier à ce déjeuner qui a réuni 145 participantes. L’an dernier, le déjeuner avait accueilli une centaine de femmes.

L’humoriste a présenté son spectacle Si ça se vit, ça se rit. L’assistance a ri à gorge déployée pendant plus d’une heure. L’humoriste a un don pour les blagues pour les femmes. Après les jokes de gars, il est possible de dire qu’il existe bel et bien de nombreuses blagues de femmes, racontées pour les femmes.

La matinée s’est poursuivie avec la conférence de Mme Fleury, Oser, ça ne change pas la vie, mais….

Discours engagé

La coordonnatrice du Centre-Femmes de Beauce, Luce Morand, a tenu un discours vibrant en début de rencontre. «Lorsque les femmes revendiquaient «Du pain et des roses», il y a 20 ans, c’était dans une perspective de lutte à la pauvreté. Cette revendication est beaucoup plus présente depuis l’automne 2014. Elle résonne encore plus fort qu’il y a 20 ans. En tant que centre de femmes, nous voyons se détériorer les conditions de vie des femmes et nous disons : les mesures d’austérité sont des violences faites aux femmes». Pour Mme Morand, l’égalité entre les femmes et les hommes n’est toujours pas atteinte en 2016.  

Lors de cette présentation, elle a notamment lu une lettre de la professeure titulaire à la faculté de droit de l’Université Laval, Louise Langevin, intitulée Féminisme 101 : le féminisme pour les nulles et les nuls. Cette lettre interpelle la ministre de la Condition féminine, Lise Thériault ainsi que l’ancienne ministre de la Condition féminine, Stéphanie Vallée, à la suite de la récente déclaration de Mme Thériault où elle mentionnait qu’elle est plus égalitaire que féministe et qu’elle refuse l’étiquette de féministe.

Cette prise de position de la ministre de la Condition féminine a fait bondir les groupes de femmes de partout en province. Pour Luce Morand, le mot féminisme est galvaudé, mal utilisé et «presque aussi mal vu que le terrorisme». «Alors que quelqu’un qui veut une société égalitaire et qui croit en l’égalité, ça, c’est du féminisme. On ne veut pas être supérieures», indique-t-elle.

Alors que la ministre travaille sur un plan d’action sur la prévention de la violence faite aux femmes et un autre pour la promotion de l’égalité entre les hommes et les femmes, Mme Morand rappelle que selon une récente étude, au Québec les femmes gagnent en moyenne 29 % de moins que les hommes.