Une première table champêtre s’installe en Beauce

AGROTOURISTIQUE. Laurie Lévesque et Olivier Higgins ont donné naissance à la première table champêtre de la Beauce. Après une première saison de rodage, le concept agrotouristique Aux Jardins des 5 Moulins ouvre officiellement ses portes au public.

Le projet est lié au hasard, après que Mme Lévesque ait réservé deux places à la table champêtre Les Cocagnes à Frelighsburg, dans les Cantons-de-l’Est. Si son conjoint n’était pas convaincu de l’idée, M. Higgins est rapidement tombé en amour avec le concept. « Aller m’asseoir avec des inconnus autour d’une table, je n’étais pas certain d’aimer ça. Je ne suis pas quelqu’un de social. J’ai finalement vraiment accroché. On est revenu ici, en Beauce, et l’idée a continué à germer. Quand on en a parlé à notre cheffe, Véronique Paré, elle nous a dit que c’était son rêve. On ne pouvait plus reculer. »

Pour obtenir l’appellation de table champêtre, un établissement doit proposer un menu composé d’au moins 30 % d’ingrédients provenant de sa ferme, 100 % de produits québécois et accueillir un maximum de 60 personnes. « Ce que nous voulions créer, c’est un lieu vivant, où les gens prennent le temps de se retrouver et où chaque assiette raconte une histoire, celle des producteurs, des artisans et du territoire qui nous entoure », mentionne Mme Lévesque.

Aux Jardins des 5 Moulins, les copropriétaires estiment utiliser près de 50 % de ses produits pour la préparation des plats. Olivier et Laurie produisaient déjà leurs propres légumes pour leur restaurant Les 5 Moulins à La Guadeloupe depuis quatre ans. Ils encouragent certains producteurs locaux, comme InnOvin (Saint-Joseph), la Terre du 9 (Saint-Honoré), La Miellerie de Sophie (Notre-Dame-des-Pins), les Viandes d’autrefois (Saint-Frédéric) et le vignoble Les Assoiffés (Saint-Gédéon). Aménagée au 134, rang Le Petit-Shenley, la pergola peut accueillir au maximum 24 personnes. Pour la saison estivale 2026, les places ont déjà presque toutes trouvé preneur.

Présente à l’inauguration, la mairesse de Saint-Honoré-de-Shenley, Karine Champagne, confirme qu’il s’agit d’un projet touristique d’envergure pour la municipalité. « Ça va permettre de faire connaître Saint-Honoré, d’utiliser nos infrastructures et, espérons-le, que certains touristes tombent en amour avec notre municipalité ou avec la Beauce et viennent s’y installer », affirme-t-elle. Mme Champagne croit que ce concept met en valeur les racines de la localité et l’un des principaux moteurs économiques de la région, l’agriculture.