Visions différentes sur l’avenir de Saint-Georges
Divers thèmes ont été abordés le mercredi 22 octobre, au Cégep Beauce-Appalaches, pendant le débat à la mairie opposant Manon Bougie et Sylvio Veilleux. Les deux candidats, qui souhaitent un meilleur avenir pour la ville de Saint-Georges, ne s’entendent pas sur les façons d’y parvenir.
Sur le plan économique, Manon Bougie rappelait que Saint-Georges figure dans le top 10 des villes les moins dépensières au Québec. « J’étais l’une des instigatrices de la Politique sur la gestion de la dette. Les finances, c’est un domaine qui me passionne », disait-elle, en soulignant son poste actuel comme conseillère en finances personnelles dans une institution financière.
Siégeant au conseil municipal depuis 16 ans, elle reconnait les enjeux liés au développement. « Nous sommes limités dans notre périmètre urbain, entre autres par des blocages du ministère de l’Environnement », indiquait Mme Bougie, qui entend trouver des solutions en groupe afin d’éviter la décroissance.
Sylvio Veilleux, entrepreneur et propriétaire de logements, miserait sur des allègements fiscaux envers les entreprises. Il critique la lenteur de délivrance des permis au Service d’urbanisme, citant une expérience personnelle sur ce point.
« On doit changer les règles. Chaque fois qu’un entrepreneur est bloqué, ce sont des taxes qui ne rentrent pas. Ils finissent souvent par abandonner leur projet ou déménagent ailleurs. Soit on a plus de revenus, soit on doit couper des services », martelait ce dernier.
Circulation et fluoration
Deux des trois priorités de Sylvio Veilleux, s’il est élu maire, touchent la circulation. Il maintient la nécessité d’avoir un deuxième pont et d’améliorer la fluidité routière nord-sud.
Pour Manon Bougie, ce second pont ne pourra se faire sans l’obtention de fonds publics du gouvernement provincial. Par rapport à la fluidité, seulement deux feux de circulation sont sous la responsabilité de la Ville. « Il y a un feu dans l’est et un dans l’ouest. Les autres sont liés au ministère des Transports », rappelait celle-ci, précisant que la Ville balise déjà le camionnage dans différentes avenues.

La fluoration de l’eau potable fait couler beaucoup d’encre à Saint-Georges. Sylvio Veilleux mettrait fin à cette pratique. « On n’est plus à un stade où il faut se demander si on doit faire des tests », précisait M. Veilleux. Manon Bougie préfère garder sa neutralité. « Je ne suis pas médecin ni chimiste. C’est un sujet légitime, où l’on doit avoir des explications claires des professionnels en santé », indique-t-elle.
Accrochages et exécution
Lors des échanges, Manon Bougie revenait parfois sur des faits erronés de Sylvio Veilleux. Ce dernier critiquait, par exemple, la perte du contrat de Taxibus par Taxi du Pont au profit de Taxi 9000, une compagnie lévisienne.

« Pour des contrats de cette valeur, on doit passer par le SEAO (Système électronique d’appel d’offres du gouvernement du Québec). Ailleurs, on applique la règle d’achat local », confirme Mme Bougie.
Pour Sylvio Veilleux, tous les dossiers municipaux doivent passer à la vitesse supérieure. « On doit arrêter de cheminer. Il faut avancer. Tout est trop long dans tout à la Ville », croit le candidat.
Comme mairesse, Manon Bougie implanterait progressivement une planification stratégique. « Il faut réfléchir, prendre le temps de voir ce qu’on peut faire et comment on peut et doit le faire. On doit aussi s’occuper de ce qu’on a déjà », estime Mme Bougie.
Le logement abordable, l’entretien des infrastructures et l’environnement figuraient parmi les autres sujets à l’ordre du jour. Ces thèmes faisaient davantage consensus chez les candidats.
Le débat sera diffusé sur les ondes de NousTV le jeudi 23 octobre à 19 h, le samedi 25 octobre à 13 h 30 et le dimanche 26 octobre à 13 h 30.
