Tarifs douaniers américains : des programmes gouvernementaux pour soutenir les entreprises
AFFAIRES. Investissement Québec – Chaudière-Appalaches et les organisations économiques de la région, dont le Conseil économique de Beauce (CEB), seront chargés de soutenir les entreprises face aux nouveaux tarifs douaniers des États-Unis.
Dans un communiqué de presse, le député de Beauce-Sud, Samuel Poulin, a déclaré que la sécurité économique de la Beauce est atteinte. « Cela s’ajoute aux tarifs déjà en vigueur sur le bois, l’acier et l’aluminium. J’ai parlé avec plus d’une vingtaine d’entreprises. Les défis seront grands », a-t-il ajouté, en rappelant que les deux tiers des entreprises de la région font affaire au sud de la frontière.
Pour les aider, le gouvernement remettra des prêts dans le but de soutenir le fonds de roulement, de sécuriser les carnets de commandes et de permettre de traverser la période de transition.
Description des programmes
Le CEB sera chargé d’administrer le Programme d’aide d’urgence aux petites et moyennes entreprises (PAUPME) – Tarifs douaniers américains. Son objectif est de maintenir en activité les PME dont le chiffre d’affaires se situe entre 200 000 $ et 2 M$, et qui font face à des difficultés financières causées par les tarifs.
Ces prêts peuvent atteindre 150 000 $ avec des modalités avantageuses, incluant un taux d’intérêt de 0 % et un moratoire sur le remboursement du capital pendant un an suivant le premier décaissement.
Investissement Québec sera pour sa part chargé d’administrer le programme Fonds offensif pour le renforcement des capacités économiques (FORCE), qui s’adresse aux entreprises québécoises du secteur manufacturier ou d’un secteur primaire et dont le chiffre d’affaires est considérablement réduit par des tarifs d’au moins 25 %.
Le gouvernement espère ainsi répondre aux besoins de liquidités des entreprises touchées sur une période de 12 mois, afin de leur donner du temps pour ajuster leur modèle d’affaires, de diversifier leurs marchés ou de revoir leur chaîne d’approvisionnement. Elles doivent présenter « de bonnes perspectives de rentabilité », peut-on lire dans la description du programme.
Les aides de ce programme prennent la forme de prêts avec un moratoire de remboursement pouvant atteindre 24 mois. Elles incluent notamment un congé d’intérêts pour la première année.
« Nous sommes en action pour soutenir [les entreprises], mais aussi les travailleurs qui pourraient être touchés », a assuré Samuel Poulin, également ministre des Affaires municipales, soulignant que le bureau de Services Québec à Place Centre-Ville peut répondre à leurs besoins.
*Une version précédente indiquait que pour se qualifier, une entreprise doit avoir un chiffre d’affaire entre 1 M$ et 2 M$. Le gouvernement a depuis élargi la mesure pour inclure les entreprises dont le chiffre d’affaire se situe entre 200 000 $ et 2 M$.
