Mandat de grève générale illimitée chez Maibec à Saint-Théophile
TRAVAIL. Les employés syndiqués de l’usine Maibec, à Saint-Théophile, se sont dotés d’un mandat de grève générale illimitée. La convention collective, qui touche une quarantaine de travailleurs, est échue depuis le 31 décembre 2025.
Représentés par le Syndicat des Métallos, les employés ont appuyé à 72 % cette proposition. Ils demandent la réduction de l’écart salarial les séparant de l’usine sœur à Saint-Pamphile. Les deux installations fabriquent des bardeaux de cèdre pour le revêtement des bâtiments.
« Tout coûte plus cher. Le logement est rare […], l’épicerie pèse de plus en plus lourd dans nos budgets. Nos membres ne veulent pas s’appauvrir en travaillant. D’année en année, on voit l’écart se creuser entre nos salaires et ceux de nos confrères et consoeurs qui font un travail similaire à l’usine de Saint-Pamphile. Ça doit s’arrêter. On doit renverser la vapeur », indique Charles Brousseau, président de l’unité syndicale locale des Métallos.
Selon François Cardinal, représentant syndical, les aspects normatifs de la convention collective ne posent pas un problème. Le principal point en litige concernent les salaires.
« Nous avons demandé au conciliateur d’organiser […] une nouvelle rencontre de négociation. Nous allons faire une proposition à l’employeur en vue d’un règlement. L’idée n’est pas nécessairement de déclencher une grève, mais nos membres sont déterminés et prêts à en déclencher une pour améliorer leur sort », fait-il valoir.
L’employeur accueille la position énoncée par ses employés. « Au fil des années, Maibec a démontré qu’il est un employeur à l’écoute, respectueux et soucieux de maintenir un climat de travail sain. Nous avons confiance dans le processus en cours et nous collaborerons de manière constructive, afin d’en arriver à une conclusion adéquate et satisfaisante pour l’ensemble des parties concernées », dit Marie-Pier Pedneault, directrice des ressources humaines chez Maibec.
