Agrile du frêne: l’ACIA limite le transport des produits du frêne

Agrile du frêne: l’ACIA limite le transport des produits du frêne

Un exemple des dégâts que peut causer l’agrile du frêne.

Crédit photo : Agence canadienne d'inspection des aliments

Depuis janvier 2018, les MRC de Beauce-Sartigan, Bellechasse, la Nouvelle-Beauce, des Appalaches, des Etchemins, Robert-Cliche et du Granit ont été ajoutées dans les zones réglementées par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) pour limiter la prolifération de l’agrile du frêne, un insecte ravageur d’Asie.

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Les MRC de la région ont été ajoutées à la zone de façon préventive. «Même si nous ne verrons probablement rien cette année, il y a trop d’indices dans les zones à proximité, soit à Québec, Drummondville et Sherbrooke. Puisque l’agrile est présent dans ces endroits, nous nous doutons qu’il y soit aussi dans les zones entre ces municipalités. Il faut savoir que nous voulons aussi protéger les secteurs où l’agrile n’y ait pas comme Montmagny et L’Islet», indique l’agent régional en protection des végétaux de l’ACIA, Hugo Fréchette.

Les zones en jaune correspondent aux zones de restrictions de l’Agence canadienne d’inspection des aliments

Cette situation fait en sorte que depuis le 24 janvier, il est interdit de transporter tout produit du frêne en provenance de l’une des MRC incluses dans la zone de restrictions vers une autre qui est située à l’extérieur, à moins d’obtenir une autorisation écrite de l’ACIA. L’interdiction vise également le bois de chauffage.

Par exemple, une famille de Lac-Etchemin ne pourrait emporter son propre bois de chauffage en camping s’ils vont camper à Montmagny. «L’interdiction concerne tout bois de chauffage, peu importe l’essence, car il est difficile de repérer des traces de l’agrile. Et même si vous êtes en dehors de la zone de restrictions, nous conseillons de ne jamais transporter de bois de chauffage», mentionne M. Fréchette.

Impact limité sur les propriétaires de boisés

Les propriétaires de boisés sont également touchés par ces limitations. «Nous ne pouvons plus envoyer du frêne vers les États-Unis. Par contre, nous pouvons toujours l’envoyer à la Domtar», commente le directeur des communications, de l’Association des propriétaires de boisés, Michel Roy. «Ce sont de nouveaux facteurs à prendre en compte pour notre Plan conjoint [des producteurs de bois de la Beauce]», poursuit-il.

D’un point de vue économique, les nouvelles réglementations ont peu d’impacts pour l’APBB. «Le frêne n’a pas un gros impact économique pour nos membres, contrairement aux résineux ou aux feuillus, qui sont principalement des érables servant à l’acériculture. Pour cette raison, l’agrile ne représente pas la même menace pour nous que la tordeuse du bourgeon de l’épinette», ajoute M. Roy, qui invite les propriétaires à contacter leur bureau régional de l’ACIA s’ils voient un indice d’infestation.

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