Autonomie alimentaire : Québec veut créer 3800 emplois

Stéphane Lévesque, Initiative de journalisme local
Autonomie alimentaire : Québec veut créer 3800 emplois
Le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, André Lamontagne. (Photo : gracieuseté)

Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation dévoilait, le 19 novembre dernier, des mesures qui seront prises pour accroître l’autonomie alimentaire du Québec. Par des investissements de 157 M$, André Lamontagne vise la création de 3 800 emplois.

Le gouvernement croit au fort potentiel du secteur bioalimentaire. « En encourageant les consommateurs québécois à acheter davantage de produits d’ici, nous soutenons notre relance économique, notamment par la création de 3 800 emplois. J’ai un message pour les Québécois : je leur lance le « défi 12 $ « . En remplaçant pour 12 $ par semaine de nourriture produite ailleurs par des produits québécois, nous avons le pouvoir de faire grandir notre industrie bioalimentaire ainsi que l’économie de nos régions d’un milliard de dollars par année», exprime André Lamontagne.

Il précise que l’investissement de 157 M$ vise notamment à améliorer la productivité des entreprises du secteur bioalimentaire québécois et à en augmenter le nombre.

Accroître la production et la productivité

Les principaux facteurs limitatifs de la croissance des secteurs agricoles et de la transformation alimentaire sont le manque de main-d’œuvre et leur productivité, rappelle le ministre. Une somme de 92,5 M$ sur deux ans servira à soutenir la croissance de l’offre alimentaire et à accroître leur productivité.

Avec des investissements en robotisation, en automatisation et en amélioration des standards de qualité dans les établissements de transformation alimentaire, le gouvernement veut faire en sorte que davantage de produits agricoles québécois seront transformés chez nous.

La Financière agricole sera mise à contribution afin d’accélérer les investissements agricoles grâce à un investissement de 24 M$. Elle augmentera son niveau d’intervention dans des dossiers complexes et à risque élevé. S’y ajouteront 48 conseillers en financement.

Favoriser l’achat local

Ce sont 23,4 M$ qui serviront à stimuler la demande pour les produits alimentaires. Cette somme s’ajoute aux 12 M$ déjà prévus.

Outre le soutien financier de 2,5 M$ à Aliments du Québec annoncé en octobre dernier, un financement supplémentaire de 15 M$ permettra d’intensifier les campagnes publicitaires et d’appuyer les marques « Aliments du Québec » et ses déclinaisons, notamment par l’ajout d’actions d’identification et de promotion en magasin ainsi que par la multiplication des initiatives de promotion en région.

Des efforts bien accueillis par l’UPA

Selon le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), Marcel Groleau, les efforts du gouvernement sont significatifs et seront « bien accueillis par les agriculteurs. La crise sanitaire a clairement démontré l’importance stratégique de la chaîne agroalimentaire tout en accentuant l’intérêt grandissant des Québécois pour les produits de chez nous ».

Il ajoute que la croissance de la demande alimentaire, tant au Québec, au Canada et ailleurs dans le monde, apporte des opportunités de marchés pour lesquelles les producteurs agricoles sont bien positionnés. « Les mesures annoncées abordent plusieurs enjeux importants et il faudra agir sur tous les fronts pour que notre agriculture atteigne son plein potentiel », conclut M. Groleau.

*Avec la collaboration d’Andréanne Huot

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