Chaleur estivale moins étouffante pour les semaines à venir

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Par Frederic Desjardins
Chaleur estivale moins étouffante pour les semaines à venir
Lors des journées chaudes, la baignade est un bon moyen de se rafraîchir rapidement. (Photo : L'Éclaireur Progrès - Frédéric Desjardins)

Jusqu’ici, la saison estivale a été chaude en Chaudière-Appalaches. Selon MétéoMédia, le beau temps sera encore présent en août, au sein d’épisodes de chaleur plus tolérables.

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Du 26 au 29 mai, notre région a vécu sa première canicule avec des mercures maximaux de 31 et 32 degrés. Une seconde période de forte chaleur s’est étalée du 17 au 23 juin, la température ayant grimpé jusqu’à 34 degrés (21 juin).

«En temps normal, on a une canicule par été, deux canicules si nous sommes chanceux. Pour que ça survienne, il faut que la température maximale soit d’au moins 30 degrés pendant trois jours consécutifs», explique André Monette, chef de service de la météorologie à MétéoMédia.

Du 1er au 25 juillet, le mercure a atteint ou dépassé la marque de 30 degrés à cinq reprises. Des températures de 28 ou 29 degrés ont aussi été enregistrées six fois, de manière non-consécutive.

«Jusqu’ici, aucun record de chaleur n’a été battu en Chaudière-Appalaches. Nous avions prévu que les mercures seraient au-dessus des normales. Les personnes vivant près du fleuve Saint-Laurent et de la rivière Chaudière ont eu droit à du temps un peu plus frais», indique André Monette.

Où est la pluie ?

Ces périodes chaudes ont été accompagnées d’un très faible taux de précipitations. En juin et juillet, Chaudière-Appalaches reçoit en moyenne 112 et 114 millimètres d’eau sous forme de pluie.

Du 1er au 30 juin, seulement 37 millimètres de pluie sont tombés en Chaudière-Appalaches. Pour la période du 1er au 25 juillet, le total était de 85 millimètres. Les précipitations étaient surtout des orages de courte durée.

«Un courant-jet transporte encore les vents chauds du sud des États-Unis vers le Québec. On surveille toujours le retour du phénomène La Niña, qui est stable en ce moment dans les eaux du Pacifique», précise M. Monette.

La Niña est synonyme de chaleur, mais également de sécheresse. «On s’attend à ce qu’elle se déplace cet automne. Les précipitations devraient rester faibles en août, mais moins éloignées que la moyenne (123 mm) pour ce même mois», affirme André Monette.

Le relief est varié en Chaudière-Appalaches, mais les conditions météorologiques sont similaires dans tous les secteurs en 2020. «Si vous allez dans l’est du Québec, c’est plus confortable. Sinon, c’est pareil dans toute la province pour la chaleur et les précipitations», conclut M. Monette.

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