Cinq ans de prison pour son ancien entraîneur : Julie Labonté sereine avec le verdict

Cinq ans de prison pour son ancien entraîneur : Julie Labonté sereine avec le verdict

Julie Labonté, à l'époque où elle portait les couleurs des Wildcats de l'Université de l'Arizona.

Crédit photo : La Voix du Sud - Archives

Julie Labonté de Sainte-Justine était en Arizona le 14 mai alors que Craig Carter, son ancien entraîneur des lancers à l’Université de l’Arizona, a finalement été condamné à cinq ans de prison.

Celui-ci avait plaidé coupable en mars dernier à des accusations d’agression aggravante et d’agression armée commises en avril 2015 à l’endroit de Julie Labonté, mais surtout de sa coéquipière et meilleure amie de l’époque, Bailey Gibson, qui elle, a dû subir le harcèlement répété de son bourreau pendant près de trois ans.

Les deux athlètes pratiquaient le lancer du poids et du disque sous les couleurs des Wildcats et sous la férule de Carter. Les événements ont tellement bouleversé l’athlète de Sainte-Justine qu’elle avait finalement choisi d’annoncer sa retraite en novembre 2016, malgré une participation aux Jeux olympiques de Londres en 2014 et un record canadien établi en 2011. Après avoir terminé 11e aux Jeux panaméricains en 2015, elle avait repris l’entraînement en prévision des Jeux de Rio, mais la passion n’était plus au rendez-vous.

Surprise, mais sereine

Rejointe en Arizona où elle a assisté au prononcé de la sentence, la principale intéressée avoue qu’elle s’attendait à une peine plus sévère. «On aurait aimé qu’il reçoive de sept ans et demi à dix ans de prison, mais cinq ans c’est mieux que rien. Le procès a duré trois ans, il était temps que cela finisse.»

À la fois victime et témoin dans cette affaire, Julie Labonté souhaitait supporter son amie dans cette épreuve. «Le procès a été émotif. Nous lui avons chacune écrit une lettre (à l’entraîneur) expliquant les dommages que cela nous avait causés émotionnellement et psychologiquement.»

Elle avoue qu’elle aura besoin de temps pour cicatriser certaines blessures. «Il a mentionné qu’il s’excusait et que nous n’aurons pas à craindre de lui à sa sortie, mais nous n’avons pas oublié. Pour arriver à lui pardonner, seul le temps nous permettra peut-être de le faire.»

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