Congés pédagogiques : surcharge pour les services de garde

Photo de Frederic Desjardins
Par Frederic Desjardins
Congés pédagogiques : surcharge pour les services de garde
Les techniciennes en services de garde ont fait entendre leurs revendications pendant 90 minutes. (Photo : L’Éclaireur Progrès – Frédéric Desjardins)

Des techniciennes en service de garde, liées aux écoles du Centre de services scolaire de la Beauce-Etchemin (CSSBE), ont manifesté le 4 novembre à Saint-Georges, devant le bureau du député Samuel Poulin.

Membres du Syndicat du personnel de soutien scolaire de la Beauce-Etchemin (SPSSBE), ces employées critiquent l’ajout de trois journées pédagogiques dans le calendrier scolaire 2020-2021.

Annie Boily, présidente du SPSSBE, comprend que cette décision sera bénéfique pour les enseignants au niveau des formations et préparations des cours. Toutefois, les techniciennes en service de garde verraient leurs tâches s’alourdir, au moment où l’effectif est déjà surchargé à cause d’un manque de main-d’œuvre en pleine pandémie.

« Le personnel de soutien scolaire est obligé d’offrir ses services pendant les journées pédagogiques. Lors des jours d’école, on voit les élèves sur de courtes périodes le matin, le midi et le soir. Les journées pédagogiques, ça va de 6h30 jusqu’à 18h en continu. On doit faire respecter les bulles et faire vivre des activités agréables aux enfants, alors que le personnel est déjà essoufflé », explique Mme Boily.

Besoin de vraies solutions

Le SPSSBE veut que Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation, propose des solutions concrètes pour venir en aide aux services de garde dans les écoles.

« Chaque journée pédagogique demande de la préparation. On veut avoir les outils nécessaires pour que les enfants s’amusent et soient en sécurité, sans épuiser notre personnel. Le gouvernement a dit aux parents qu’il n’y aurait aucun coût supplémentaire, mais ça reste nébuleux au niveau des budgets actuels des services de garde », dit Annie Boily.

Le fait que ces journées pédagogiques ne soient pas encore déterminées, dans le calendrier scolaire, amène aussi un stress supplémentaire chez le personnel.

« On parle de 350 personnes dans les écoles de la Beauce et des Etchemins. Le CSSBE pourrait requérir aux services d’autres employés, comme des éducateurs spécialisés, pour répondre à tous les besoins dans les services de garde. Le gouvernement doit nous aider à mieux nous préparer pour ces trois journées supplémentaires », affirme Mme Boily.

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires