Jade-Ellie Pomerleau-Poulin, admise à l’École de danse contemporaine de Montréal
DANSE. Âgée de 18 ans, Jade-Ellie Pomerleau-Poulin a convaincu le comité de sélection de lui faire une place, parmi les quelque 20 danseurs admis cette année, à la prestigieuse École de danse contemporaine de Montréal.
Elle y poursuivra également ses études collégiales. « La plupart suivent des cours collégiaux en plus des formations de danse, mais il est possible de ne suivre que les formations de danse. Certains ont passé les auditions plusieurs années pour être acceptés. D’autres viennent d’ailleurs, par exemple de la France, pour tenter d’y être admis. C’est une école reconnue à travers le monde », explique la native de Saint-Georges.
Après une première année d’études au Cégep Beauce-Appalaches, Jade-Ellie a réalisé que ce qu’elle aimait faire le plus était la danse. C’est ce qui l’a motivée à tenter sa chance. « Je continuais d’enseigner à l’école de danse Nancy Gilbert pendant mes études. Ça m’a fait réaliser que c’est vers ce domaine que je voulais vraiment m’orienter », mentionne celle qui a commencé la danse dès l’âge de trois ans avec Mme Gilbert.
Un processus en deux étapes
La première étape du processus d’auditions s’étale sur trois jours. La Beauceronne explique qu’environ 200 personnes y ont participé. Une quarantaine ont été choisis pour le second tour,qui durait deux jours. Cette seconde étape incluait des entrevues, des évaluations sur les capacités physiques et techniques, ainsi que des exercices, notamment de création en groupe, et un numéro solo créé par elle-même.
« À ce moment, je ne pensais pas être prise. Je trouvais que les autres étaient vraiment doués. Certains avaient pris l’avion pour venir. Au final, j’ai eu ma réponse seulement trois jours plus tard, alors qu’on nous avait dit que cela pouvait en prendre une dizaine », raconte Jade-Ellie.
Durant les auditions, celle-ci se souvient qu’elle sentait souvent le regard d’une évaluatrice. « Je sentais qu’elle voyait quelque chose [en moi]. Je la voyais dans un coin du local. Quand je la croisais, elle me saluait chaque fois et me demandait comment ça allait », se souvient-elle.
Malgré l’aspect compétitif du domaine de la danse, elle a été surprise par l’entraide entre les étudiants. « C’est fou de voir que tout le monde se supporte les uns et les autres. Ça reste un petit programme dans le sens où nous sommes entre 20 et 25 et le programme dure trois ans. Tout le monde finit par se connaître. Il y a une belle ambiance familiale », ajoute la Beauceronne.
Un rêve ultime
Son rêve absolu serait de danser pour des célébrités. « Je n’en ai pas une en tête en particulier. C’est quelque chose de gros de suivre une vedette pendant une tournée. Mais au fond de moi, j’aimerais partir ma propre école de danse ou être engagée. Ce que j’aime le plus à part danser, c’est d’inventer des chorégraphies. Je le fais déjà à l’école de danse Nancy Gilbert », confie-t-elle.
Cette dernière prévoit d’ailleurs continuer d’enseigner à cette école beauceronne, durant son parcours à l’École de danse contemporaine de Montréal, même si elle va habiter la métropole. « Je ne pouvais pas arrêter complètement, j’ai trop d’idées », s’exclame-t-elle.
Jade-Ellie enseigne pour Mme Gilbert depuis environ cinq ans. Après une première année au niveau récréatif, on lui a confié des groupes de niveau compétitif. L’an dernier, elle enseignait aux cinq troupes de jazz. « C’était assez intense, mais j’ai toujours aimé cela », indique-t-elle.
La Beauceronne avait également de bons mots pour Mme Gilbert, qui l’a soutenue dès le moment où elle lui a annoncé son intention de passer les auditions. « Je lui ai confié comment je me sentais durant le premier tour. Elle m’a vraiment soutenue, en me disant que j’avais le talent nécessaire pour y arriver, et de ne pas avoir peur. Quand je lui ai annoncé que j’avais été sélectionnée, elle était extrêmement contente, d’autant plus qu’elle demeure à Terrebonne. Elle m’a assuré qu’elle serait là si j’avais besoin de quoi que ce soit. Elle était vraiment fière de moi et de voir quelqu’un d’autre qui veut faire de la danse son métier », conclut-elle.
