La Déprime : un terminus d’autobus loufoque et déjanté

La troupe l’Épisode du Cégep Beauce-Appalaches a fait redécouvrir un classique du théâtre québécois en présentant La Déprime le 2 mars dernier à la salle Alphonse-Desjardins. Les 220 spectateurs ont pu faire une incursion dans les années ’80, et ce, dans un terminus d’autobus complètement déjanté.

La metteure en scène, Caroline Audet, a adapté en grande partie la pièce originale coécrite et jouée par Denis Bouchard, Rémy Girard, Julie Vincent et Raymond Legault. Près de 36 ans plus tard, 13 jeunes comédiens dont trois hommes ont pu interpréter avec brio la cinquantaine de personnages tout aussi loufoques les uns que les autres. «Je suis contente. Nous avons beaucoup travaillé les personnages pour qu’ils soient différents… C’était un défi pour ceux qui jouaient quatre ou cinq rôles. Il fallait trouver le côté loufoque et de leur apprendre à développer leur instinct comique pour aller chercher un rire dans l’auditoire», partage Mme Audet qui en est à sa deuxième année à la barre de l’Épisode.

La pièce raconte une journée typique d’un terminus d’autobus avec la faune qui la fréquente. De la hippie, au clochard passant par le jeune homme qui doit se marier par téléphone, bref, tous les archétypes de la société y passent. Le personnage principal, Légaré, est un conducteur mis injustement sur la tablette après un accident d’autobus. Incapable de faire face à sa patronne autoritaire, il tente désespérément d’améliorer son sort en faisant appel à de drôles connaissances. Légaré fera toutefois connaissance de Jojo, une vendeuse de lettres d’amour à 50 cents. Certes, La Déprime est une pièce où la satire côtoie l’humour subtil à l’absurde.

Une dernière chance samedi

Si vous n’avez pas pu assister à la première de La Déprime, la seconde représentation a lieu samedi dès 19h30. Les billets sont en vente au coût de 7 $ pour les étudiants et de 10 $ pour les adultes au local C-159 du Cégep. Il sera également possible de s’en procurer à l’entrée du spectacle.