Le design comme un miroir de l’intériorité

CULTURE.  Autrice, artiste multidisciplinaire et designer d’intérieur, Geneviève St-André mélange ces trois passions dans le projet Mon architecture intérieure. Cet outil, par l’intermédiaire de cartes illustrées, propose l’introspection par les ressentis vécus dans un aménagement résidentiel.

« Le lieu où l’on vit, ça représente nos goûts, nos aspirations, nos désirs et nos peurs. Si on évite d’aller dans une pièce, ce n’est pas nécessairement parce qu’elle ne suit pas la mode. Il y a un rapport humain qui dépasse les fonctionnalités et l’esthétique », mentionne la résidente de Saint-Georges, dont l’outil se base sur les concepts psychologiques de l’environnement.

Les 52 cartes se classent dans cinq catégories imagées : les murmures entre mes murs (ressenti vécu dans le lieu), les échos intérieurs (zones sensibles/peurs /blessures), la libération d’espace en soi (besoins spatiaux exprimés), les zones en tension (lieux de dysfonctionnement repérés) et façonner son intérieur (petits gestes à grande portée).

L’utilisateur doit passer par six étapes pour vivre une exploration révélatrice de son paysage intérieur. « On ne peut pas améliorer notre environnement si l’on ne se connait pas soi-même. Nos espaces de vie racontent une histoire : la nôtre », rappelle Geneviève St-André.

Cette relation à double sens, entre la personne et son lieu de vie, s’inscrit dans une tendance nécessaire selon celle-ci. « Contrairement à l’Europe, on voit peu ce concept ici. Je souhaite que les gens, y compris les designers professionnels, s’y intéressent davantage », conclut Mme St-André, dont l’outil relationnel est publié chez les Éditions Émotion.