Le jeu vidéo québécois Voidling Bound se démarque
VIDÉOLUDIQUE. Le jeu vidéo Voidling Bound, du studio québécois Hatchery Games, figurait au 13e rang des meilleures ventes sur la plateforme Steam entre la date de sa sortie, le 9 juin, et le 16 juin.
Originaire de Saint-Georges, le directeur créatif et cofondateur du studio, Jonathan Rancourt, décrit son jeu comme une combinaison entre le jeu de tir à la troisième personne et le jeu de capture de monstres. « C’est notre premier jeu. Jusqu’à présent, la réponse est excellente. Notre démo compte 1300 avis et 98 % sont positifs. Notre jeu figure aussi sur la liste de souhaits de 313 000 personnes », a commenté le Beauceron, quelques jours avant la sortie.
Rancourt travaille dans le monde du jeu vidéo depuis environ 14 ans, commençant chez Beenox à Québec. Vers 2020, il a créé son propre studio avec trois autres personnes. L’équipe compte désormais 13 employés.
Il leur a fallu beaucoup de temps et d’itérations pour en arriver au résultat final. En 2023, le studio a pivoté vers un nouveau prototype qui a ensuite mené au jeu dans sa forme actuelle.
En tant que directeur créatif, il travaillait sur l’architecture globale du jeu, communément appelé game design en anglais. Cela comprend les habiletés des personnages, le design des niveaux et les mécaniques de jeu.
Description du jeu
Le joueur incarne un biologiste à bord d’un vaisseau spatial, dont le but est d’explorer des planètes luxuriantes et d’y exterminer la corruption qui prend la forme d’amas violets. Pour y arriver, le personnage établit une connexion avec des créatures appelées Voidlings. Ce sont ces dernières qui se rendent sur la planète désignée pour éradiquer la corruption.
Durant cette phase de jeu, le joueur incarne la créature et doit vaincre des hordes d’ennemis et des boss, tout en détruisant la corruption avec ses attaques. Les niveaux permettent d’accumuler certaines ressources, qu’il est ensuite possible d’utiliser dans un arbre évolutif pour acquérir de nouveaux pouvoirs, transformant l’apparence et la façon de jouer. À titre d’exemple, il est notamment possible de donner un alignement élémentaire, comme le feu, l’eau, la plante, etc.
On retrouve en tout neuf espèces de voidlings de base avec 31 variations différentes pour chacune d’elles. « Nous avons beaucoup mis l’accent sur la personnalisation des créatures », précise M. Rancourt, âgé de 36 ans.
Soulignons au passage les clins d’œil faits au Québec disséminés à travers le jeu. Le premier que rencontre le jeu est le nom de la première espèce de voidling, que l’on rencontre dans le tutoriel. Il s’agit d’un Kwibek. « Il y en a plusieurs autres à découvrir. Le Québec possède une culture unique et nous voulions la partager. Nous n’avons pas toujours la chance de le faire dans les grands studios », conclut Jonathan Rancourt.
