Regards intimes sur l’histoire : exposer malgré les difficultés avec Félix Denis

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Par Mathieu Fournier
Regards intimes sur l’histoire : exposer malgré les difficultés avec Félix Denis
Félix Denis, commissaire de l'exposition « Regards intimes sur l'histoire ». (Photo : (Photo gracieuseté - Éric Lessard))

CULTURE. Félix Denis, originaire de Saint-Georges, complète présentement une maîtrise en histoire de l’art à l’Université du Québec à Montréal. Dans le cadre de son parcours scolaire, il a récemment été nommé commissaire d’une exposition d’art intitulé « Regards intimes sur l’histoire ».

Proposant de nouer et dénouer les liens entre les notions de l’intime, de l’histoire et du politique, « Regards intimes sur l’histoire » met de l’avant trois grands sujets, soit les histoires des communautés LGBTQIA+, du Québec ainsi que celles oubliées et effacées au fil du temps. Plusieurs types d’art, autant la sculpture, la peinture, l’estampe, la gravure et la photographie se retrouvent dans le projet du Beauceron.

« Regards intimes sur l’histoire » a été présentée du 30 juin au 17 juillet dernier au Projet Casa à Montréal. Cette galerie d’art a pour mission d’accueillir les pratiques d’artistes en début de carrière, non représentées en galeries, et des œuvres inédites, surtout durant la pandémie.

« Sur les huit artistes, il y en a autant de la relève que professionnels. Il sera toujours important pour moi de leur permettre de faire connaître leurs œuvres et leur talent. Avec deux ans de pandémie, plusieurs n’ont pas eu la chance de se distinguer », indique l’étudiant de 25 ans.

Il s’agit d’une première expérience en tant que commissaire pour le Beauceron. Elle a été enrichissante pour la suite de son parcours et remplie de belles rencontres. Son exposition a aussi été bien reçue par le milieu culturel montréalais à la suite de rencontres informelles.

« Le rôle du commissaire est plutôt méconnu par la population en général. Dans les musées, c’est la personne qui va sélectionner les œuvres et décider leur emplacement. Il travaille souvent sur le parcours d’un artiste ou sur un sujet comme moi je l’ai fait », explique le Georgien.

Outre la fin de sa maîtrise, Félix Denis travaille actuellement à la Maison de la culture Rosemont-Petite-Patrie. À long terme, il n’a pas de plan pour son futur puisque dans le domaine de l’art il faut savoir, selon lui, surfer sur l’inconnu et les projets qui se présentent aux artistes.

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