Samuel Rancourt crée un vernissage virtuel

CULTURE.  Véritable touche-à-tout des arts, Samuel Rancourt s’exerce notamment à la peinture. Choisissant la voie du vernissage virtuel, par l’intermédiaire d’une chanson et son vidéoclip, la pièce Tika Tika Tak cumule des milliers de visionnements sur les réseaux sociaux.

« Je souhaitais réaliser au moins de 20 à 25 toiles, avant de prendre part à une première exposition publique. Ce n’est pas évident de trouver un lieu pour tenir son vernissage », dit l’artiste de Saint-Georges, qui réside maintenant à Montréal.

Travis MacLean, un musicien et producteur qu’il a connu au Manitoba, lui propose alors de créer et d’enregistrer une chanson. « Ça me sortait de ma zone de confort, mais j’aime les défis créatifs », affirme Samuel Rancourt.

Sur un rythme reggaeton, il a écrit cette chanson trilingue exposant la complexité de trouver l’amour via les applications de rencontres. Les œuvres peintes s’amalgament avec des scènes dansantes tournées en extérieur comme à l’intérieur.

« Ça a nécessité quatre jours de tournage. En plus de chanter, j’étais devant et derrière la caméra. Deux danseurs des Grands Ballets Canadiens ont participé au projet. Ma sœur a aussi embarqué. J’ai fait ça pour le fun, sans me mettre de la pression », dit Samuel, dont l’art peint se concentre sur les visages incrustés dans une multitude de réalités colorées.

Tika Tika Tak et ses nombreux clics sur les pages Instagram, TikTok et Facebook de Samuel Rancourt ne surprend pas le principal intéressé. La chanson est même disponible à l’écoute sur Spotify. « C’était un véritable ver d’oreille. Les réseaux sociaux peuvent nous faire connaître, même si chaque partage ne fonctionne pas toujours », indique Samuel Rancourt.

Peintre, acteur, chanteur, danseur et bien plus, il espère vivre seulement de l’art à court terme. « Ça s’en vient de plus en plus. J’ai besoin de créer », conclut l’artiste multidisciplinaire beauceron.