Un demi-siècle à protéger notre histoire beauceronne
HISTOIRE. Le 7 juillet 2026 marquera officiellement les 50 ans d’existence de la Société du patrimoine des Beaucerons (SPB). Bénévoles, employés et partenaires se sont réunis le 16 juin, au Marius B. Musée de Saint-Joseph-de-Beauce, pour rendre hommage à l’organisation.
C’est au quatrième étage du bâtiment qu’on retrouve les bureaux et archives de la SPB. Initialement, ce projet visait la conservation des archives judiciaires du district de Beauce. Au fil du temps, son mandat s’est élargi avec la collation d’écrits et photos de divers éléments historiques et patrimoniaux.
Détenant plus de 730 000 documents, la SPB est aussi l’instigatrice de nombreuses publications, dont Imprévisible Chaudière, Trésors religieux de la Beauce et La Beauce et les Beaucerons, portraits d’une région 1737-1987. En plus des bénévoles, l’organisme compte sur trois employées permanentes, dont la directrice-archiviste Josée Paquet.
« Seul centre d’archives agréé par BANQ [Bibliothèque et Archives nationales du Québec] pour l’ensemble des points de la Beauce, la SPB se distingue et contribue à la notoriété régionale en tant que service privé d’archives, société d’histoire et centre de généalogie », mentionnait François Cliche, président du conseil d’administration.
Renaissance
En raison de difficultés financières, la SPB fermait ses portes en 2017. Un comité de relance est mis en place dès l’année suivante. L’organisme revit en 2020. « Depuis cette merveilleuse relance, les membres du conseil d’administration et son personnel dévoué mettent les bouchées doubles pour assurer des services indispensables auprès de la population », dit M. Cliche.
La SPB possède le même logo depuis sa fondation. Michel Pelchat, alors étudiant collégial en arts visuels, avait remporté le concours à cet effet. Il est composé de quatre images dans des carrés (cœur, coq, poisson, maison).

« Je n’aurais jamais cru que ce logo allait vivre 50 ans. Je l’avais fait d’un trait, sans réfléchir, avec un moule à sucre. J’avais reçu le prix à Saint-Joseph des mains de Gérald Godin, alors ministre culturel [au Parti Québécois] », se souvient-il.
Rôles multiples
François Cliche, impliqué dans la SPB depuis 2018, rappelle que l’organisme représente bien plus qu’un entreposage d’archives. Il offre des services comme la numérisation de documents, le soutien aux recherches généalogiques, ainsi que la présentation d’expositions virtuelles et présentielles.
La SPB lance également des projets spéciaux. À titre d’exemple, le projet Abénakis explique les origines ancestrales des W8banakiak en Beauce. « Ça reste un organisme méconnu, mais depuis le comité de relance, il y a eu un immense travail de communication », indique François Cliche.
La SPB invite la population à ses journées portes ouvertes les 7 et 12 juillet. Pour en savoir plus, visitez spbbeauce.ca.
